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Quand Jacques Séguéla se fait escroquer en réduisant son impôt

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Quand Jacques Séguéla se fait escroquer en réduisant son impôt

SÉRIE D'ÉTÉ: LES STARS DANS LE PRÉTOIRE. En 1990, le célèbre publicitaire tente de payer moins d'impôts en investissant dans un bateau de plaisance en Guadeloupe. Mal lui en a pris...


En 1986, Bernard Pons, alors ministre de l'Outre-mer, fait adopter un dispositif permettant de déduire de ses impôts 100% d'un investissement dans les Dom-Tom.

De nombreux contribuables aisés s'engouffrent dans la brèche, notamment pour l'achat de yachts. Dans les quatre ans qui suivent, le nombre de bateaux de plaisance dans les Dom-Tom est ainsi multiplié par quatre, pour atteindre 1100, mais ces navires sont effectivement utilisés seulement neuf semaines par an en moyenne, estime en 1991 l'inspection des finances. Entre 1992 et 1997, pas moins de 820 millions d'euros de bateaux de plaisance demandent à bénéficier de cette niche fiscale. Au total, sur ses dix premières années, la loi Pons représentera au bas mot 2 milliards d'euros de recettes fiscales évaporées, selon un rapport du député Didier Migaud...

"Je me suis toujours amusé avec le nom de mes bateaux"

Parmi ces contribuables figure Jacques Séguéla. Fin 1990, il crée en Guadeloupe une société baptisée Papy EURL, qui achète en crédit-bail un bateau à moteur. Jacques Séguéla le baptise Merci Béré, du nom du ministre des Finances de l'époque. "Je me suis toujours amusé avec le nom de mes bateaux: j'ai appelé le dernier A vendre. Je me souviens que le nom de Merci Béré faisait marrer les douaniers. Des touristes venaient même le voir. J'avais mis toutes mes économies dans cet achat. Mais c'était une bonne affaire, car...

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