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Italie: quel avenir pour le pays avec Giorgia Meloni?

© M. Risyal Hidayat / G20 Media Center / Reuters

2023, Le monde qui vient (34/53). Depuis son élection à la tête de l'Italie, Giorgia Meloni a déjà lissé son programme politique et sa relation avec Bruxelles. Va-t-il en être encore ainsi en 2023. Sera-t-elle finalement une extrémiste de droite ou une conservatrice raisonnable?

Qui est la véritable Giorgia Meloni? Les Italiens le découvriront en 2023. La question essentielle est de savoir à quoi croit vraiment la nouvelle présidente du Conseil, qui a triomphé aux élections générales de septembre.

Elle est à la tête d'un parti, Fratelli d'Italia, dont l'origine remonte au néo-fascisme d'après-guerre. Il domine une alliance de droite imprégnée de populisme. Se révélera-t-elle comme la provocatrice à la Trump qui a proposé un calendrier inspiré sans équivoque par l'extrême droite américaine dans certains discours, notamment lorsqu'elle se trouvait à l'étranger? Ou sera-t-elle la conservatrice résolue mais raisonnable qui s'est alignée sur les partenaires de l'Italie dans l'Otan à propos de l'Ukraine, a demandé conseil à son prédécesseur respecté, Mario Draghi, et plaidé pour une gestion prudente des finances publiques?

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Mais ce que pense Giorgia Meloni est-il vraiment important? Les contraintes qui pèsent sur son gouvernement sont si fortes, assurent certains, qu'il ne pourra aller que dans une seule direction, forcément conventionnelle. Il dépendra en effet de la bonne volonté de Bruxelles de verser au nouveau gouvernement la part du fonds de reprise post-pandémie mis en place par l'UE qui doit revenir à l'Italie, soit quelque 200 milliards d'euros. Et le gouvernement italien aura besoin de l'approbation des marchés pour éviter le genre de tempête qui a dévasté les finances britanniques à l'automne. Avec tous les autres problèmes qui l'assaillent - l'inflation, la hausse du coût de la vie et une guerre aux frontières de l'UE -, Giorgia Meloni serait mal avisée de déclencher une guerre culturelle, sans même parler du genre de restrictions sur les libertés civiques que l'on observe en Hongrie et en Pologne. Que ce point de vue s'avère ou pas dépend d'une troisième question dont on connaîtra peut-être la réponse en 2023: combien de temps durera son gouvernement? Depu[...]

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