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Iran: Nazanin Zaghari-Ratcliffe risque de retourner en prison après avoir perdu en appel

·2 min de lecture

La Britannico-iranienne toujours bloquée à Téhéran a déjà purgé une peine de 5 ans de prison. Ce samedi 16 octobre, elle a perdu en appel d'une nouvelle condamnation pour avoir participé à un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres.

« Nazanin a perdu son dernier appel et sa peine d'un an plus un an d'interdiction de voyager est maintenue sans audience au tribunal. Elle pourrait désormais être renvoyée en prison à tout moment », a tweeté la députée Tulip Siddiq, après s'être entretenue avec le mari de Nazanin, Richard Ratcliffe, qui vit sur sa circonscription d'Hampstead et Kilburn, dans le nord de Londres.

La députée a appelé le Premier ministre britannique Boris Johnson à « agir maintenant » pour aider Nazanin Zaghari-Ratcliffe dans cette affaire qui exacerbe les tensions entre Londres et Téhéran.

À lire aussi : Londres qualifie de «torture» le traitement infligé par Téhéran à Nazanin Zaghari-Ratcliffe

Richard Ratcliffe a, lui, déclaré à la BBC que sa femme attendait qu'on la convoque et était « traumatisée à l'idée de devoir retourner en prison ». « Je ne pense pas que cela se produira immédiatement mais je pense que ce n'est qu'une question de temps », a-t-il ajouté.

Surtout, l'époux de la Britannico-iranienne dénonce une « justice utilisée pour envoyer des signaux diplomatiques ». « Le cas de Nazanin est toujours une question d'argent, rappelle-t-il au micro d'Oriane Verdier, du service International de RFI. Le Royaume-Uni a une vieille dette qui date d'un contrat d'armement dans les années 1970. L'Iran avait acheté des armes qu'ils n'ont jamais reçu et le Royaume-Uni n'a jamais rendu l'argent. C'est la raison principale pour laquelle Nazanin est acutellement détenue. »

Son avocat iranien Hojat Kermani a annoncé à l'AFP qu'il allait demander la confusion de peines.

Libre sans pouvoir quitter le pays

Cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, branche philanthropique de l'agence de presse du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée en 2016 à Téhéran, où elle venait rendre visite à sa famille. Elle avait été accusée de complot pour renverser la République islamique, ce qu'elle nie farouchement, et condamnée à cinq ans de prison.

Après avoir purgé sa peine, elle a été de nouveau condamnée fin avril à un an de prison et à un an d'interdiction de quitter l'Iran pour avoir participé à un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres en 2009.

Selon son avocat, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été autorisée en mars 2020, à cause du Covid-19, à sortir de prison avec un bracelet électronique mais en étant assignée à résidence. Depuis qu'elle a accompli sa peine, elle est libre mais ne peut toujours pas quitter le pays.

À lire également : Iran: l'Irano-britannique Nazanin Zagheri-Ratcliffe est libre

Diplomatie de l'otage

« De manière plus générale, les négociations entre Occidentaux et Iraniens sur l'accord sur le nucléaire et la levée des sanctions américaines sont le contexte dans lequel nous nous trouvons tous pris au piège, souligne Richard Ratcliffe. Notre cas n'est qu'un parmi tant d'autres. Il y a des Français aussi, Fariba Adelkha et Benjamin Brière. »

« Je pense, poursuit-il, qu'il faut que la communauté internationale travaille dans l'unité, particulièrement au sein des négociations sur le nucléaire pour mettre fin à cette pratique de la diplomatie de l'otage dans laquelle des gens sont utilisés comme leviers de négociation. C'est une pratique dangereuse qui nécessite une réponse coordonnée entre les gouvernements européens et outre-Atlantique. »

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