La bourse ferme dans 4 h 40 min
  • CAC 40

    7 119,85
    -114,09 (-1,58 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 192,53
    -65,45 (-1,54 %)
     
  • Dow Jones

    33 926,01
    -127,89 (-0,38 %)
     
  • EUR/USD

    1,0767
    -0,0030 (-0,28 %)
     
  • Gold future

    1 881,30
    +4,70 (+0,25 %)
     
  • BTC-EUR

    21 187,31
    -696,74 (-3,18 %)
     
  • CMC Crypto 200

    523,69
    -13,17 (-2,45 %)
     
  • Pétrole WTI

    73,66
    +0,27 (+0,37 %)
     
  • DAX

    15 294,80
    -181,63 (-1,17 %)
     
  • FTSE 100

    7 831,68
    -70,12 (-0,89 %)
     
  • Nasdaq

    12 006,96
    -193,84 (-1,59 %)
     
  • S&P 500

    4 136,48
    -43,28 (-1,04 %)
     
  • Nikkei 225

    27 693,65
    +184,19 (+0,67 %)
     
  • HANG SENG

    21 222,16
    -438,31 (-2,02 %)
     
  • GBP/USD

    1,2034
    -0,0022 (-0,18 %)
     

Iran: face à la révolte, Téhéran allume les contre-feux

Sazad/Sipa

La République islamique se perçoit comme une citadelle assiégée face au mouvement de contestation né après la mort de Mahsa Amini. Les dirigeants accentuent la répression et se rapprochent de la Russie et de la Chine. Le régime de Téhéran peut-il tenir encore longtemps?

Comme un défi au pouvoir iranien, le silence. L'image des 11 joueurs de l'équipe nationale de football muets au moment de l'hymne lors de leur premier match du Mondial au Qatar contre l'Angleterre restera dans les annales. Un camouflet adressé en mondovision aux autorités, qui répriment durement le mouvement de protestation, né après la mort de l'étudiante Mahsa Amini, le 16 septembre, tuée par la police des mœurs pour un voile mal ajusté.

Depuis la mi-septembre, la contestation s'est répandue comme une traînée de poudre dans les villes iraniennes. Les manifestations se multiplient, plus d'une centaine d'universités sont en grève, les réseaux sociaux regorgent de vidéos de femmes déambulant tête nue brandissant leur voile, symbole d'un code moral devenu insupportable. A la nuit tombée, des slogans anti-régime sont scandés par des anonymes sur les toits des immeubles de Téhéran. "C'est un soulèvement national, estime Clément Therme, enseignant à l'université Paul-Valéry de Montpellier et spécialiste de l'Iran. Le mur de la peur est tombé et un retour en arrière sera compliqué, mais il est trop tôt pour dire si cette contestation se transformera en mouvement politique."

Une génération hyperconnectée en soutien à Mahsa Amini

Le port du voile obligatoire pour les femmes a cristallisé tous les mécontentements. Dernier marqueur idéologique de la révolution de 1979, cette obligation fait partie de l'ADN du pouvoir iranien. La contestation vient essentiellement d'une jeunesse désespérée qui n'a plus d'horizon. "Les jeunes n'ont plus rien à perdre, décrit Ardavan Amir-Aslani, avocat d'affaires franco-iranien. Pour eux, il n'y a plus que des interdits." Cette nouvelle génération, hyperconnectée, n'a connu que la rigueur morale de la République islamique, pas la période du Shah ni celle de la guerre Iran-Irak. La rupture entre la jeunesse et le régime semble bel et bien consommée.

Pour autant, "on est loin des manifestations monstres de 2009 après la réélection contestée du pr[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi