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En Irak, le pape reçu par le grand ayatollah chiite Sistani lors d'une rencontre historique

Mélanie Rostagnat avec AFP
·2 min de lecture
Le pape François rencontre le grand ayatollah chiite Ali Sistani à Najaf, en Irak, le 6 mars 2021 - Ayatollah Sistani's Media Office / AFP
Le pape François rencontre le grand ayatollah chiite Ali Sistani à Najaf, en Irak, le 6 mars 2021 - Ayatollah Sistani's Media Office / AFP

L'une des rencontres religieuses les plus importantes de l'histoire a débuté ce samedi matin en Irak: pour la première fois, le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques du monde, a été reçu par le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité religieuse de nombreux musulmans chiites d'Irak et d'ailleurs.

Après avoir rencontré le clergé catholique à son arrivée vendredi à Bagdad, le pape argentin de 84 ans tend la main à l'islam chiite en se rendant chez le dignitaire de 90 ans qui n'apparaît jamais en public, dans sa modeste maison de la ville sainte de Najaf, à 200 km au sud de Bagdad.

"Les chrétiens d'Irak doivent vivre en paix"

Les deux hommes ont débuté leur entretien à huis-clos, qui devait durer près d'une heure, deux ans après que le pape François a signé avec le grand imam d'Al-Azhar, institution de l'islam sunnite en Egypte, un "document sur la fraternité humaine".

De cette rencontre au sommet n'ont filtré que deux choses. Une photo des deux hommes: le grand ayatollah, turban noir des descendants du prophète Mahomet et tenue assortie, et à sa gauche le pape, tout de blanc vêtu et flanqué de cardinaux en chapes rouges et noires. Et, surtout, un communiqué du bureau du grand ayatollah dans lequel il a assuré au pape "l'attention qu'il porte au fait que les citoyens chrétiens vivent comme tous les Irakiens en paix et en sécurité, forts de tous leurs droits constitutionnels", indique le texte.

Le pape François dénonce "le terrorisme qui abuse la religion"

A l'issue de cet entretien, le pape François s'est rendu dans la ville de Ur pour une prière oecuménique au cours de laquelle il a de nouveau plaidé pour que "la liberté de conscience et la liberté religieuse soient respectées et reconnues partout".

"Ce sont des droits fondamentaux parce qu'ils rendent l'homme libre de contempler le Ciel pour lequel il a été créé", a ajouté le souverain pontife dans un pays musulman où les chrétiens, qui représentent 1% de la population, se disent souvent victimes de discriminations.

Il a par ailleurs dénoncé "le terrorisme qui abuse la religion" face à des dignitaires musulmans, yazidis, zoroastriens et sabéens.

"Hostilité, extrémisme et violence (...) sont des trahisons de la religion. Et nous, croyants, nous ne pouvons pas nous taire lorsque le terrorisme abuse de la religion. Au contraire, c'est à nous de dissiper avec clarté les malentendus", a-t-il déclaré.

Article original publié sur BFMTV.com