La bourse est fermée

Les investisseurs doivent s'adapter à des rendements plus faibles

«Nous ne croyons pas ce que nous savons.» nous dit le philosophe Jean-Pierre Dupuy (1). «Nous savons que la catastrophe nous attend mais nous n'y croyons pas ... Or c'est paradoxalement le jour où nous la croirons inéluctable que nous serons à même de prendre les mesures pour l'éviter !»

Les systèmes et l'économie de notre monde seront ébranlés par cette crise. Nous allons devoir revoir la manière dont nous mobilisons les capitaux nécessaires pour aider notre société à se rétablir. Et faire face aux futurs risques climatiques, sanitaires et sociaux.

Le plus souvent avec un actionnariat dispersé, les grandes entreprises européennes essaient de concilier deux exigences qui s'inscrivent chacune dans leur temporalité. Elles doivent d'une part satisfaire la demande de création de valeur à court terme portée par certains de leurs actionnaires, et d'autre part, engager les transformations nécessaires pour faire évoluer leurs modèles d'affaires pour les rendre cohérents avec leurs objectifs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), et l'atteinte de la neutralité carbone en 2050.

Les actionnaires doivent exercer leur responsabilité

Dans ce contexte, les actionnaires ont une responsabilité à exercer. On parle beaucoup de la responsabilité des entreprises, notamment à l’égard de leurs parties prenantes et de la société.

Mais quelle est celle des actionnaires à l’égard de l’entreprise ? Si on veut pouvoir mener un dialogue efficace avec les dirigeants d’une entreprise, il faut la connaître, détenir ses titres et partager son projet dans la durée.

De nombreux codes de gouvernance ont été édités dans le monde, mais très rares sont ceux qui, à l’exemple du code français Middlenext osent une définition de cette responsabilité : l’actionnaire «incarne la responsabilité quant à la continuité de l’entreprise et fonde son projet dans la durée. Sa légitimité Cliquez ici pour lire la suite