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Internet, énergie, industrie : la menace russe met les réseaux français sous haute tension

LISI NIESNER

Alors que la guerre en Ukraine multiplie les risques d’attaques hybrides sur les infrastructures de communication, d’énergie et informatiques de la part de la Russie, les services de l’Etat sont sur le qui-vive. Il y a des trous dans la raquette.

Gugi. Derrière cet acronyme à consonance enfantine se cache une ins­titution redoutée : la Direction générale de la recherche en eaux profondes du ministère de la Défense russe, chargée de la guerre sous-marine, en action discrète à l’ombre du champ de bataille ukrainien. Les pontes du renseignement français la citent à l’envi com­me une menace sérieuse "bien plus à craindre que les gesticulations nucléaires" de Vladimir Poutine.

Est-elle à l’origine des probables sabotages qui ont endommagé les deux gazoducs Nord Stream le 26 septembre dernier en mer Baltique ? Le soupçon pèse.

Audit limité des câbles

Bien équipée et dotée, Gugi compte dans sa flotte une arme de choix, le navire-espion Yantar (dont un clone est en cours de construction), muni d’un mini-sous-marin capable de s’immerger jusqu’à 6.000 mètres de profondeur. En août 2021, ce bâtiment prétendument "océanographique" avait été repéré en Irlande à proximité de câbles sous-marins transatlantiques, par les­quels transitent près de 95% des échanges Internet et téléphoniques dans le monde.

Lire aussiRisque de coupure d'Internet par la Russie : les câbles sous-marins cherchent leur bouclier

L’attaque sur les gazoducs Nord Stream a ranimé le spectre d’une "guerre hybride" orchestrée par le Kremlin. Dans la foulée, le président Macron a demandé à la Marine et au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) de mener un audit des 23 câbles sous-marins reliés à l’Hexagone. "Grâce à l’opérateur Orange et au fabricant Alcatel Submarine Networks, nous avons des moyens de réparation non négligeables, indique un initié. En revanche, nous sommes incapables de voir si des mines ou autres éléments ont été posés sur nos câbles, notamment les plus cruciaux, transatlantiques, à 6 000 mètres de fond."

Capacités de l’Otan réduites

Une faiblesse majeure qui a poussé en février la Marine à annoncer qu’elle allait se doter d’un robot sous-marin autonome (AUV) et d’un véhicule sous-marin téléopéré (ROV) pou[...]

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