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Interdiction des pub politiques : entre Facebook et Twitter, le concours d'enfumage

Mark Zuckerberg (à g.) et Jack Dorsey (à dr.) s'affrontent à coups de com'.

C'est ce qu'on appelle un bon vieux pied-de-nez. Jack Dorsey, co-fondateur et PDG de Twitter, a annoncé le 30 octobre que son réseau social n'accepterait plus de "tweets sponsorisés" politiques, permettant de payer pour augmenter leur diffusion. Une décision coup de poing qui est surtout un doigt d'honneur à son homologue de Facebook. Car à l'inverse, Mark Zuckerberg a non seulement fait le choix d'autoriser les publicités politiques, mais il refuse aussi de vérifier leur contenu. Si un candidat dit que le ciel est jaune et choisit de payer pour diffuser son assertion, celle-ci peut donc évoluer sans problème sur son réseau social. Qu'importe le mensonge, pourvu qu'il y ait facture.

Qui a raison, qui a tort ? Aux Etats-Unis, la question est une controverse politique. D'un côté, les démocrates se montrent ravis de la décision de Twitter et conspuent celle de Facebook ; de l'autre, les républicains défendent exactement l'inverse. Les publicités politiques, bien que négligeables dans le modèle économique des deux plateformes, sont devenues l'un des symboles du combat autour de la liberté d'expression dans le pays. Et à moins d'un an de la présidentielle américaine, Twitter et Facebook savent qu'ils jouent ici une grande partie de leur avenir…

Rep a ça Facebook

D'ici au 22 novembre, donc, les publicités politiques disparaîtront de Twitter partout dans le monde. Dans un long

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