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Insultes racistes contre Vinicius: "Ils n'étaient pas 46 000", Ancelotti s'excuse après avoir accusé tous les supporters de Valence de racisme

Insultes racistes contre Vinicius: "Ils n'étaient pas 46 000", Ancelotti s'excuse après avoir accusé tous les supporters de Valence de racisme

Un quiproquo néfaste. Dimanche soir, après les nouvelles insultes racistes dont avait été victime Vinicius face à Valence, Carlo Ancelotti avait accusé le stade valencien d'avoir chanté "mono", soit "singe" en français, au Brésilien en conférence de presse d'après-match. Une mauvaise compréhension du technicien italien du Real Madrid puisque les vidéos montrent que Mestalla chantait en fait "tonto", soit "imbécile". Il s'en est excusé ce mardi, à la veille du match contre le Rayo Vallecano.

"Je m'excuse"

Dans une conférence de presse d'avant-match entièrement consacré au racisme dont a été victime Vinicius durant la rencontre du week-end et à la lutte contre les discriminations, Carlo Ancelotti est revenu sur ses propos visant tout le public de Valence. L'entraîneur s'est excusé d'avoir généralisé les comportements des supporters de Mestalla: "Je m'excuse... il n'y avait pas 46 000 supporters à chanter "mono", mais il n'y en avait pas qu'un ou deux non plus."

"Au-delà du racisme, il semble habituel d'insulter. Je pense que ce qu'a dit Xavi est exemplaire: pourquoi normalise-t-on les insultes dans le football ? Ils m'ont accusé d'avoir dit que le stade chantait "singe", alors que c'était "imbécile". Et alors ? Peut-on dire cela ? C'est de toute façon intolérable."

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Cette fake-news avancée par Carlo Ancelotti a d'ailleurs été signalée par Valence dans un communiqué ce mardi, où le club écrit: "Il y a eu beaucoup de confusion et de désinformation ces derniers jours. Le FC Valence souhaite appeler à la responsabilité et à la rigueur. Il s'agit d'un sujet très sensible et tout le monde doit être factuel et concret avec les faits. Nous ne pouvons pas accepter que le Valencianismo soit considéré comme un supporter raciste. Ce n'est pas vrai. Nous demandons du respect."

"L'Espagne n'est pas raciste"

"Derrière les tribunes, on vous traite de "fils de pute", de "pédé", de "nique ta mère". Pourquoi? Je tiens à dire que l'Espagne n'est pas raciste, mais qu'il y a du racisme en Espagne, comme dans d'autres endroits. Et cela doit changer. Vinicius a été victime de ce qui se passe. Parfois, il est blâmé : parce qu'il provoque, on parle de son attitude... mais non."

"Ce n'est pas une guerre, c'est un sport! Et là, on a une grande opportunité de mettre un terme à tout cela", demande Carlo Ancelotti, qui avait déjà défendu son joueur après le match contre Valence. "C'est le bon moment pour prendre des mesures drastiques. Les institutions ont une opportunité, maintenant, pour prendre des mesures drastiques sur ce sujet important. Cela peut être une grande opportunité d'améliorer les choses rapidement", a insisté le technicien italien.

Vinicius est "un peu triste"

"On verra ce qu'il se passera. J'en appelle ici à la fédération et à la Liga, à l'intelligence des supporters de foot, et à l'éducation, surtout", a-t-il appuyé. Selon lui, "condamner, ça ne suffit plus". "On a commencé à le faire il y a longtemps, et rien n'a changé. Après les condamnations, il faut agir. Et jusqu'ici, personne n'a agi". L'entraineur madrilène a notamment critiqué le protocole antiraciste "obsolète" de la Liga.

"Le protocole, ils auraient dû l'appliquer deux heures avant le coup d'envoi (du match à Valence, NDLR), quand on est arrivé au stade, parce que c'est là que les insultes ont commencé. Si tu le lances à la 70e minute (comme l'a fait l'arbitre dimanche, NDLR), tu t'es trompé. Il est obsolète, oui."

De son côté, Vinicius, "un peu triste" selon son entraîneur, n'a pas participé à la séance collective de mardi matin à Valdebebas car il a reçu "un coup au genou". "S'il a deux matches de suspension, on lui donnera une semaine de repos. Si c'est seulement un match, il commencera à s'entraîner dès demain (mercredi) pour être à Séville" samedi, a glissé Carlo Ancelotti, dans l'attente de la décision de la commission de discipline de la fédération.

Article original publié sur RMC Sport