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Ces insolents profits qui embarrassent le CAC 40

IBRAHEEM AL OMARI

Après une année 2021 exceptionnelle en termes de chiffres d’affaires et de bénéfices, les grands groupes ont fait mieux que résister au premier semestre 2022. Malgré une conjoncture qui se dégrade.

Moins d’une minute. Il n’aura fallu que 34 secondes exactement pour que Renault écoule, fin mai, les 100 de la série spéciale éditée pour le centième anniversaire du créateur de la marque Jean Rédélé. "Elles ont été commandées avec acompte à un prix d’environ 90.000 euros", a claironné Luca de Meo, le PDG de , lors de la présentation des comptes semestriels le 29 juillet. Cette performance illustre ce début d’année où les crises s’accumulent sans affecter les performances des grands groupes. Ainsi, malgré un effondrement de la production de 300.000 véhicules en 2022 à cause des pénuries, et une provision de 2,3 milliards d’euros liée à la cession de sa filiale russe AvtoVAZ après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le constructeur français a revu à la hausse ses prévisions annuelles.

Fin juin, sa marge opérationnelle était en forte hausse et son carnet de commandes dépassait quatre mois d’activité. "Ces résultats nous placent à un niveau record depuis dix ans en matière de génération de trésorerie pour un premier semestre, se félicite le patron italien. Nous avons fait cela dans la pire conjoncture depuis quinze ans malgré la crise des composants, les perturbations de l’approvisionnement et une inflation des coûts de presque 800 millions d’euros." Luca de Meo n’est pas le seul à présenter un tableau brillant dans un contexte mondial pourtant assombri. Une quinzaine d’entreprises du CAC 40 ont relevé leurs objectifs annuels. "On se frotte les yeux quand on lit ", sourit l’analyste financier indépendant Eric Galiègue, président de Valquant Expertyse. En dépit des vents contraires, la maison-mère de Peugeot et Citroën a encaissé 8 milliards d’euros de profits en six mois avec des ventes en hausse de 17%.

44 milliards d'euros de dividendes ont été distribués

Pourtant, le spectaculaire rebond des grands groupes l’an dernier, à l’instar des 16,8 milliards d’euros de , semblait avoir atteint un sommet. Selon une étude de la société de gestion d’actifs Janus Henders[...]

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