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Inflation: pourquoi le prix du steak haché flambe maintenant

Alex Gallardo

Plombé notamment par une hausse de son prix d'environ 26% sur un an, le steak haché déserte les congélateurs des consommateurs. Des éleveurs bovins aux grandes surfaces, la filière souffre de la flambée des cours des céréales et de l'énergie et la répercute dans le caddie des Français. Décryptage d'un produit qui dessine en creux l'impact concret de l'inflation sur les entreprises et les consommateurs.

"Adieu, veau, vache, cochon, couvée"... Les Français vont-ils reprendre à leur compte et dans leurs assiettes la maxime de Jean de La Fontaine, et particulièrement pour le steak haché ? La consommation de ce produit phare des congélateurs a diminué de 13,9% sur un an, selon l'Institut Kantar. Si une certaine conscience écologique participe à l'inflexion de la courbe, la flambée des prix pourrait davantage justifier ce manque d'appétit des consommateurs.

Dans la lignée d'une inflation de 6,1% en juillet sur un an, le steak haché a vu son prix flamber de 19,38% sur la période et même 25,80% pour la version surgelée, d’après. Et atteint même “27,3% sur la dernière semaine de juillet", souligne l'Insee. Du pré aux cadis, son augmentation est la conséquence de la hausse des coûts de production à tous les étages (céréales, énergie, emballage). Et dessine, en creux, l'impact concret de la hausse généralisée des prix sur les entreprises et les consommateurs.

Les coûts des céréales et des engrais pénalisent les agriculteurs

(hors TVA) la matière première représente 4,45 euros (élevage de la vache avant abattoir), 28,6% de l’abattage et de la transformation et 27,5% du stockage en rayon dans les supermarchés.

A la base d’un steak, il y a évidemment une vache ou un bœuf. Élever ces animaux coûte cher et les éleveurs ont vu leurs coûts de production flamber de 26,7% sur un an, en juin,) de l’Insee. Et en particulier ceux de l'alimentation.

La plupart des éleveurs donnent du fourrage à leurs bovins en complément de l’herbe des prairies. Ce complément est composé d’herbe séchée, de céréales (en général du maïs) et des tourteaux (souvent de soja). Problème, les prix du blé et du maïs ont vu leurs cours augmenter de 30 à 40% sur un an.

L'interprofessionnelle Interbev estime toutefois que cette envolée des cours des céréales a eu des conséquences limitées sur le coût de production des éleveurs. “80% de l’alimentation est produite dans les fermes”. Mais la note reste salée pour les[...]

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