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Inflation, climat... Christine Lagarde va-t-elle révolutionner la BCE ?

Arrivée en novembre 2019 à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde a fixé un rendez-vous important aux investisseurs : fin 2020, elle dévoilera les conclusions de la revue stratégique de l’institution monétaire, officiellement lancée le 23 janvier dernier.

Le moment est bien choisi pour la BCE, dont la politique semble entrée dans une phase de «pilotage automatique». En septembre dernier, juste avant la fin de son mandat, Mario Draghi avait annoncé un vaste paquet de mesures : relance du programme de rachats d’actifs (QE) ; nouvel abaissement du taux de dépôt (à -0,50%) ; mise en place du mécanisme de tiering.

De quoi garantir à Christine Lagarde, sauf changement significatif dans l’environnement actuel (celui d’une stabilisation conjoncturelle), une certaine tranquillité et le temps de la réflexion.

Il s’agit désormais pour l’institution de Francfort de «revoir un large éventail de questions (…), de déterminer comment nous agissons, comment nous mesurons, de quels outils nous disposons, et comment nous communiquons», a précisé sa présidente.

La sagesse d'une chouette

Tous les sujets seront sur la table lors de cette revue stratégique, la première que mène la BCE depuis 2003.

Les conclusions sont d’autant plus incertaines que l’ex-patronne du FMI recèle une large part de mystère. À l’issue de son premier conseil des gouverneurs, mi-décembre, elle s’était déclarée ni colombe (biais en faveur de la croissance) ni faucon (défense de l’orthodoxie monétaire), mais plutôt «chouette». Absent du lexique habituel des banquiers centraux, le rapace est associé, dans l'esprit de Christine Lagarde, à «une certaine sagesse».

Il lui en faudra une bonne dose pour faire dans un premier temps l’audit des mesures passées, dont la très controversée politique de taux négatifs mise en place en 2014, sans compter le QE. Au-delà de Cliquez ici pour lire la suite