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Inflation: quand les banques jouent les pare-feux des Etats devant le risque de récession

Jason Reed

2023, Le monde qui vient (9/53). Face à la récession, toute politique consistant à emprunter pour stimuler les économies alors que les banques centrales brident la demande en relevant leurs taux d'intérêt pourrait bien se retourner contre ses promoteurs. Le conflit monétaire/budgétaire risque d'affecter un bon nombre de pays en 2023.

L'économie mondiale ralentit et de nombreux pays encourent une récession en 2023. Aux Etats-Unis, la forte hausse des taux d'intérêt, résultat nécessaire de la lutte de la Réserve fédérale contre l'inflation, menace de faire capoter le marché immobilier et grimper le chômage. L'argent rare a eu pour effet de faire monter le dollar, lequel exporte l'inflation dans les marchés émergents et rend plus difficile le service de leur dette en devises fortes.

L'Europe est aux prises avec une grave crise énergétique qui provoque des fermetures d'usines et rogne le pouvoir d'achat des consommateurs; la sévérité de sa récession dépendra beaucoup des conditions météorologiques. Quant à la Chine, elle se débat face à une crise du marché immobilier et à une instabilité consécutive à sa politique zéro Covid.

Pas de pression pour l'hiver 2023

Le premier semestre 2023 pourrait apporter un répit. L'Europe a stocké assez de gaz pour traverser sans crise majeure un hiver plutôt doux. Les prix des matières premières resteront élevés et volatils, mais le simple fait de ne pas reproduire leur envolée de 2022 fera retomber un peu l'inflation globale. La pression immédiate sur la Fed se relâchera.

Toutefois, ni le problème de l'inflation, ni la crise de l'énergie ne seront résolus. La Fed s'attend à un taux d'inflation sous-jacente d'environ 4%, notamment parce que le marché de l'emploi reste très tendu, avec près de deux emplois non pourvus pour chaque chômeur. L'Europe devra à nouveau regarnir ses stocks de gaz en prévision du prochain hiver, mais avec beaucoup moins de livraisons en provenance de Russie qu'en 2022. Si la Chine rebondit, la croissance mondiale sera plus vigoureuse, mais cela accroîtra aussi la demande de gaz naturel liquéfié (GNL), dont il est peu probable que l'offre croisse beaucoup avant le milieu de la décennie. Des prix élevés du GNL pourraient rendre le deuxième hiver de la crise énergétique plus difficile à traverser que le premier.

Délicat compromis

Dans le monde r[...]

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