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Inflation: les banques centrales enfin des "super-héros" à nouveau ?

© Illustration The Economist

2023, Le monde qui vient (40/53). Que révèle l'histoire économique récente sur les actions des banques centrales pour tuer la hausse des prix, et leur impact sur les économies?

Voici un dicton issu du petit monde de la politique monétaire: seuls les faucons entrent au paradis des banquiers centraux. Parmi les hommes et les femmes en charge de gérer la monnaie de leur pays, avoir le courage de réfréner une économie qui croît trop rapidement - autrement dit, comme l'a formulé un jour un président de la Réserve fédérale, escamoter le bol de punch juste au moment où la fête commence à chauffer - figure parmi les vertus les plus admirées.

Or, au cours des vingt années qui ont précédé la pandémie, les problèmes macroéconomiques les plus pressants dans beaucoup des grandes économies mondiales étaient la morosité chronique de la croissance et la faible inflation. Les banquiers centraux furent donc cruellement privés de l'opportunité de faire montre de leur vertu en retirant le bol de punch.

Forte et durable inflation dès 2021

La forte et durable hausse de l'inflation qui a débuté en 2021 a toutefois donné l'occasion aux banquiers centraux actuels d'avoir leur moment de gloire. En 2023, non sans grandes douleurs, la plupart des pays ramèneront leur problème d'inflation sous contrôle. Ce problème a atteint des proportions inquiétantes en 2022, après que l'invasion russe de l'Ukraine a fait exploser les prix de l'alimentation et de l'énergie.

De nombreuses économies ont vu l'inflation atteindre des niveaux inédits depuis les années 1970 ou le début des années 1980. Le taux de croissance des prix à la consommation a atteint 9% aux Etats-Unis, 10,7% dans la zone euro et bien plus encore dans certaines économies émergentes particulièrement touchées.

Cette hausse des prix résulte d'une confluence de forces inflationnistes. Les généreuses mesures d'aide postpandémique et une politique monétaire accommodante ont alimenté un bond des dépenses de consommation. Ces dépenses ont surpassé la capacité de réponse des usines et des ports, notamment en raison de problèmes d'approvisionnement liés à l'apparition de nouveaux foyers de contamination au Covid, à des co[...]

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