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Inde: nouveaux heurts entre police et paysans qui manifestent contre des réformes

·2 min de lecture

La police indienne a fait usage vendredi de gaz lacrymogènes et canons à eau pour le deuxième jour consécutif contre des agriculteurs marchant vers New Delhi afin de dénoncer de récentes réformes libéralisant les marchés agricoles et les laissant, selon eux, à la merci des grandes entreprises.

Les agriculteurs, dont certains ont jeté des pierres et brisé des barrières, ont en fin de compte été autorisés à pénétrer, escortés par la police, dans la capitale où ils prévoient de manifester ce week-end.

Des centaines de policiers avaient été déployés à divers points d'entrée de la capitale avec des camions de sable. Ils avaient installé des barrages équipés de fil de fer barbelé pour bloquer l'arrivée des manifestants.

La condition paysanne est une question politique majeure en Inde où deux Indiens sur trois vivent en zone rurale. Les suicides d'agriculteurs se comptent par milliers ces dernières années en raison de l'endettement et de la sécheresse.

En vertu de réformes adoptées fin septembre, les paysans ont dorénavant la liberté de vendre leurs produits à un acheteur et au prix de leur choix et non plus seulement sur les marchés régulés par l'Etat (les "mandis") avec des prix fixés.

Le Premier ministre Narendra Modi avait salué "une transformation complète du secteur de l'agriculture" qui bénéficiera à "des dizaines de millions d'agriculteurs".

Mais le parti du Congrès, principal parti d'opposition qui détient le pouvoir au Pendjab dont viennent nombre de manifestants, accuse ces réformes de mettre les paysans à la merci des gros acheteurs privés, sans aucun pouvoir de négociation.

Le ministre en chef du Pendjab Amarinder Singh s'est félicité vendredi sur Twitter de la décision du gouvernement central de "permettre aux paysans d'entrer à Delhi pour exercer leur droit démocratique à manifester", l'engageant à "lancer immédiatement des discussions sur les inquiétudes des agriculteurs".

Jeudi, la police avait tenté d'empêcher le passage des marcheurs sur un pont à environ 200 km de New Delhi. Après deux heures de face-à-face qui ont provoqué un gros embouteillage sur l'une des autoroutes indiennes les plus fréquentées reliant New Delhi au Nord du pays, les manifestants avaient finalement été autorisés à passer.

Au Pendjab, les paysans qui manifestent ont bloqué depuis près de deux mois la circulation des trains avant de céder à la pression du public et du gouvernement et de lever leurs barrages.

stu/leg/lch/ia