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Incendies au Canada: de vastes pans de forêt ne parviendront pas à se régénérer

Plus de 16 millions d'hectares sont partis en fumée au Canada, où un millier de feux sont encore actifs. Selon les premières analyses, des pans entiers de la forêt pourraient ne pas repousser.

HANDOUT / BC WILDFIRE SERVICE / AFP

Le Canada connaît cette année la plus intense saison des feux de son histoire: au 1er septembre, 16,1 millions d'hectares ont brûlé, selon les chiffres du Centre interservices des feux de forêt du pays. Encore 1063 incendies sont actifs, dont 688 classés "hors de contrôle", et 200.000 personnes ont dû être déplacées.

Alors que la facture et l'impact économique des incendies grossit pour le Canada, l'impact environnemental inquiète les scientifiques. Au-delà des fumées qui asphyxient des régions entières, les experts s'inquiètent pour la forêt, dont des pans entiers pourraient ne pas repousser et être remplacés par de vastes zones de landes forestières.

Des pans de forêts entiers transformés en landes

Selon des analyses menées au Québec, où quelque 290.000 hectares sont partis en fumée, ces zones présentent des "risques élevés de mauvaise régénération", comme le détaille le média local Le Devoir, qui a consulté les résultats. Faute d'un énorme effort de reboisement, les arbres de cette forêt boréale seront remplacés par des arbustes et des lichens.

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"Les accidents de régénération [à savoir quand un feu décime une jeune forêt qui ne peut pas se régénérer, NDLR], c’est un phénomène qu’on observe depuis toujours, mais plutôt de manière ponctuelle. On savait que ce serait un gros enjeu en cas d’augmentation des feux. Avec près de 300.000 hectares d’un coup, ça devient vraiment un gros problème", a commenté pour nos confrères Victor Danneyrolles, professeur d’écologie forestière de l’université du Québec à Chicoutimi, qui a contribué à l'étude.

L'enjeu du reboisement

"En forêt boréale nordique, on ne voit pas de reconstitution de ces forêts-là même après des milliers d’années", abonde Yan Boucher, professeur et directeur de l’Observatoire régional de recherche sur la forêt boréale. "Si on ne fait rien, ces territoires-là vont rester des landes et n’abriteront plus de forêt. Et dans le contexte des changements climatiques, en termes de carbone qui ne sera plus séquestré, c’est majeur".

Car certains pans qui sont partis en fumée correspondent à des zones où les arbres, des épinettes noires, avaient moins de 60 ans. Ces arbres, qui mettent plusieurs dizaines d'années à atteindre leur majorité sexuelle, ne laissent donc aucune possibilité pour d'autres arbres de les remplacer.

Pour tenter de réduire l'impact du remplacement de ces pans de forêt en landes forestières, le Québec doit réduire le volume de bois coupé dans la province, estime Victor Danneyrolles.

Article original publié sur BFMTV.com

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