Marchés français ouverture 3 h 28 min
  • Dow Jones

    33 876,97
    +586,89 (+1,76 %)
     
  • Nasdaq

    14 141,48
    +111,10 (+0,79 %)
     
  • Nikkei 225

    28 822,28
    +811,35 (+2,90 %)
     
  • EUR/USD

    1,1916
    -0,0009 (-0,07 %)
     
  • HANG SENG

    28 507,26
    +18,26 (+0,06 %)
     
  • BTC-EUR

    27 640,88
    -1 977,59 (-6,68 %)
     
  • CMC Crypto 200

    795,13
    -55,21 (-6,49 %)
     
  • S&P 500

    4 224,79
    +58,34 (+1,40 %)
     

Inégalités américaines post-Covid, comment les soigner

·2 min de lecture

SOMMET "SAUVER LE BIEN COMMUN" – L’Ecossais Angus Deaton, Prix Nobel d’économie 2015, est un spécialiste de la fabrique des inégalités. La crise du Covid n’a évidemment rien arrangé sur ce front, notamment aux Etats-Unis où les fortunes de la tech ont explosé.

Comment la crise du Covid a-t-elle impacté une société américaine, déjà marquée par une dérive inégalitaire, laissant la classe laborieuse non diplômée tomber dans le déclassement ? Participant, le 27 mai, au Sommet "Sauver le bien commun" , Angus Deaton, Prix Nobel 2015 et fin observateur des origines et dynamiques des inégalités, a livré son analyse et ses préconisations.

Le professeur de Princeton part du constat que s’est créée une fracture sans cesse grandissante outre-Atlantique entre les diplômés du supérieur, qui ont au moins une licence universitaire, et les autres, peu qualifiés. Il a montré combien, depuis deux décennies, le niveau d’éducation déterminait implacablement le destin, créant un écart béant d’opportunités, de richesses, de statut et de considération sociale qui sépare les citoyens de première et de seconde classe.

Les classes laborieuses ont plus souffert

Dans ce contexte quel a été l’effet du Covid aux Etats-Unis ? Selon Deaton, il n’a fait que révéler et amplifier cette fracture. Ainsi, sur le marché du travail, la plupart des gens éduqués, cadres ou professions libérales, ont pu passer au télétravail facilement, alors que les non qualifiés se sont retrouvés soit en première ligne avec le risque de contracter le virus (soignants, caissiers, livreurs…) soit au chômage, même si les fortes aides de l’Etat ont permis de limiter la pauvreté. Sur le plan de l’éducation aussi, alors que nombre d’écoles ont fermé plus de six mois, l’inégalité a été criante entre les défavorisés, pas tous bien équipés en informatique, avec peu de supervision et de soutien parental, et les élèves de familles éduquées, en écoles privées, qui sont passés au distanciel sans dommages. A regarder les chiffres de mortalité, l’inégalité d’espérance de vie selon le niveau d’éducation s’est également confirmée : les morts du Covid outre-Atlantique ont été moitié moindres parmi les titulaires d’une licence que dans l’ensemble de la population, alors que les boulots dans la dist[...]

Lire la suite sur challenges.fr

Jean Tirole: "Il faut sauver le bien commun" Emmanuel Macron au sommet Challenges-TSE: "Nous avons laissé le capitalisme se déployer sans garde-fou"Le défi de contenir les inégalités sans entraver la croissancePourquoi les économies occidentales ne produisent plus d'emplois de qualité?Six prix Nobel rassemblés au Sommet "Sauver le bien commun" de Challenges et TSE

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles