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Impôts : pourquoi se marier n'est pas forcément une bonne idée

Se marier (ou se pacser) permet de réduire ses impôts ! Surtout si les tourtereaux gagnent des salaires très différents !

Ces deux affirmations bien ancrées dans les esprits sont en fait en partie fausses voire, parfois, complètement erronées. Dans certaines situations – qui concerneraient quand même 2,5 millions de personnes, selon une récente étude de l’Insee – le mariage et le Pacs peuvent même faire grimper la facture fiscale. Comment est-ce possible ?

Le mariage peut faire économiser de l'impôt

Revenons tout d’abord sur ce demi-préjugé : l’union légale permet à un couple jusqu’à présent en concubinage (ou en union libre) de payer moins d’impôts, à condition que leurs revenus soient sensiblement différents.

Cela est vrai dans de nombreux cas (7,1 millions de couples, selon l’Insee), notamment pour les contribuables les plus aisés.

En effet, l’impôt sur le revenu suit un barème dit progressif (voir le tableau en fin d'article), ce qui signifie que le taux d’imposition augmente avec le niveau de rémunération. Ainsi, les revenus compris entre 0 et 9.964 euros ne sont pas taxés (0%) puis ceux situés entre 9.965 et 27.519 euros sont imposés à 14% (1), ceux compris entre 27.520 et 73.779 euros à 30%. Au-delà, le taux d’impôt est de 41% et même de 45% à partir de 156.245 euros de revenus nets imposables (2).

Le mariage permet, dans certains cas, de limiter cette progressivité de l’impôt. Comment ?

Après leur union, deux personnes qui constituaient deux foyers fiscaux distincts avec chacun sa déclaration d’impôts individuelle ne formeront plus qu’un seul foyer fiscal.

Qu'est ce que le «quotient conjugal» ?

Aux yeux du fisc, leurs revenus sont donc mis en commun. Pour calculer l’impôt, l’administration va diviser cette rémunération unifiée par le nombre de parts fiscales du foyer, soit deux parts pour un couple marié sans enfant, ...