Marchés français ouverture 8 h 34 min

Immobilier : les prix vont-ils repartir à la baisse ?

Le pays s’enfonce dans la crise sanitaire. L’exécutif a des mots durs contre un peuple français inconscient et indiscipliné, qui d’abord n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation malgré les avertissements, qui ensuite n’entend pas les injonctions et commet encore des imprudences assassines. Qui qu’il en soit, chaque heure qui passe fait mûrir les ménages à cet égard, mais aussi éteint un peu plus l’activité de la France. C’est inévitable et sans nul doute salutaire pour éradiquer le mal. Il reste que les conséquences sur notre économie vont être terribles, à un point que les prévisionnistes les plus avisés se trouvent désemparés au moment de les quantifier. Combien de temps le pays, le monde mettront-ils à s’en remettre ? Va-t-on voir passer au rouge les indicateurs qui étaient redevenus favorables ?

On pense bien sûr par priorité au chômage ou encore la mortalité des entreprises, on pense à la croissance et à la réduction des déficits publics, de toute façon sacrifiées pour l’heure sur l’autel de la survie des acteurs, on pense aussi à l’immobilier, secteur lourd, à l’origine de 15% du produit intérieur brut et de rentrées fiscales considérables, de l’ordre de 75 milliards par an, à l’origine de deux millions d’emplois directs et de 500.000 emplois indirects. L’optimisme le plus indestructible ne saurait conduire à imaginer que le marché immobilier ne sera pas impacté lourdement, quelle que soit l’ampleur de l’aide publique. Elle servira d’amortisseur, mais n’empêchera pas l’asthénie économique de toucher les transactions, achats et reventes. Certes, l’immobilier jouit d’atouts spécifiques, qu’il est bon de rappeler, mais également de relativiser dans ce contexte de récession.

D’abord l’activité immobilière est essentiellement domestique et la suspension des échanges commerciaux ne l’affecte que peu. On sait aussi que l’immobilier est dépositaire de la confiance irrationnelle des Français, qui vont en outre se détourner durablement de valeurs mobilières moribondes.

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