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Immobilier : pourquoi il ne faut surtout pas mettre fin au PTZ et au Pinel

Après un rapport à charge contre le prêt à taux zéro, rendu par l’administration au gouvernement et au parlement, voilà que le dispositif Pinel est également désigné à la vindicte des parlementaires et de l’exécutif par un rapport de même origine.  Après les aides personnelles au logement il y a un an, critiquées pour leur effet d’aubaine et leur coût exorbitant par le Président de la République et le ministre des Comptes publics, les deux grands boosters de l’acquisition immobilière en France essuient des tirs groupés. On brûle les idoles.

On peut s’étonner que des dispositifs que tous les gouvernements successifs depuis des dizaines d’années ont apprécié comme efficaces soient ainsi montrés du doigt et voués aux gémonies. D’évidence, on veut les tuer et la concomittance des coups portés est troublante. On leur reproche de coûter à l’État, pour le PTZ en coût de compensation entre le taux de marché et le taux nul auprès des prêteurs, pour le Pinel en moindres rentrées fiscales puisque le contribuable voit son impôt réduit. Jamais l’État n’a l’honnêteté de reconnaître que face à ces coûts les rentrées fiscales sont bien plus importantes : un rapport de 1 à 1,65 pour le Pinel, compte non tenu des créations ou maintiens d’emplois dans des proportions de 100.000 par an, en comptabilisant les directs et les indirects.

L’argumentaire à charge développé par la haute administration des finances et son homologue du logement est inventif, et puise tantôt dans la politique d’aménagement du territoire tantôt dans l’analyse patrimoniale de l’intérêt des accédants et investisseurs. On sent l’exercice de style : qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage.

Ainsi, le PTZ en zones B2 et C, c’est-à-dire dans les territoires suburbains et rurbains, autour de nos villes moyennes ou e certaines grandes villes, favoriserait l’artificialisation des sols. En clair on pousserait les ménages à acheter des terrains qui auraient pu rester agricoles. On oublie qu’ils veulent vivre dans ces territoires

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