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Immobilier : peut-on encore emprunter sans apport personnel ?

Le resserrement des conditions de crédit ne paraît pas encore ralentir le marché immobilier.

Fin décembre, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a émis des recommandations pour éviter la surchauffe du crédit aux particuliers. Les banques ont été explicitement invitées à plafonner la durée des prêts à 25 ans et à respecter le taux d'effort de 33%, c'est-à-dire que les mensualités cumulées ne doivent pas représenter plus d'un tiers des ressources de l'emprunteur.

10.500 euros le m2 à Paris

Pourtant, l'euphorie se poursuit sur le marché résidentiel en matière de prix, surtout dans les grandes villes. Alors que février est habituellement un mois plutôt calme, celui de l'année bisextile 2020 semble faire exception. Les notaires ont annoncé un prix moyen de 10.200 euros par m² à fin décembre dans la capitale. Ils prévoyaient le franchissement du seuil de 10.500 euros / m² en avril. Or selon les derniers chiffres de MeilleursAgents, les prix à Paris auraient dépassé cette barre des 10.500 euros le m² en moyenne en février, ce qui reviendrait à une hausse de 10,2% en un an.

Dans les dix plus grandes villes françaises, la hausse des prix sur un an va, selon MeilleursAgents, jusqu'à +11,2% à Lyon, +8,9% à Lille, +8,6% à Nantes, +7,2% à Rennes, même si elle reste plus modérée désormais à Bordeaux (+0,7%) ou Nice (+0%).

Et cette progression sur un an intègre une composante réalisée au cours des deux premiers mois de l'année : +2,3% à Paris ou à Lyon, +2,5% à Lille, +1,4% à Nantes.

Les taux restent bas

Cette hausse des prix a été soutenue au cours des dernières années par le niveau incroyablement bas des taux d'intérêt des emprunts. Et les taux, eux, restent plutôt stables, malgré quelques hausses ponctuelles.

Début février, l'observatoire Crédit Logement constatait un taux moyen de 1,13% hors assurance pour janvier. Le courtier Meilleurtaux ne constatait pas non Cliquez ici pour lire la suite