Immobilier : "L'argent n'a jamais coûté aussi peu cher depuis la seconde guerre mondiale !"

"On peut parler aujourd'hui d'une période mémorable car l'argent n'a jamais coûté aussi peu cher depuis la seconde guerre mondiale !" souligne le courtier en prêts immobiliers Empruntis qui a observé comme ses confrères de nouvelles baisses de taux dans le courant du mois de novembre.

Toutes les durées sont en baisse de -0,10% en novembre à l'exception du 15 ans qui ne perd que 0,05% mais affiche tout de même en moyenne un plancher historique 3,30%. La période actuelle se caractérise en plus par la possibilité d'obtenir de grosses décotes en fonction de son profil. "Il faut couramment et facilement enlever 0,30% pour un dossier moyen ce qui nous met la réalité des taux moyens proches des 3% sur 15 ans et légèrement inférieurs à 3,50% sur 20 ans", explique ainsi Maël Bernier, Directrice de la communication d'Empruntis.com.

Et cela semble continuer puisque le courtier EmpruntDirect observe déjà de nouvelles légères baisses des taux dans les premiers barèmes communiqués début décembre par les établissements financiers. "Cette baisse n'est pas une surprise : l'ajustement intervient alors que les taux longs sont revenus récemment sur leurs plus bas, et les banques cherchent ainsi à user de toutes leurs marges de manoeuvre pour stimuler une demande anémique", explique le courtier. Sur 20 ans, EmpruntDirect observe qu'un "bon dossier" peut actuellement prétendre à du 3,40% et qu'un "excellent dossier" pourra descendre jusqu'à 3,15%.

"Le mois de décembre, habituellement calme au niveau des taux, s'est traduit par une poursuite du mouvement de baisse observé depuis février dernier sur le marché du crédit à l'habitat" indique le Président d'Emprunt Direct, Alban Lacondemine. "Par ce nouvel ajustement des grilles, les banques souhaitent se positionner au mieux commercialement pour atteindre leurs objectifs de production de crédit", conclut-il.

Si les courtiers excluent une remontée des taux d'ici le début de l'année 2013, difficile de se prononcer pour la suite car les perspectives économiques restent sombres. "Si la confirmation de la perte de notre triple A par Moody's il y a quelques semaines n'a eu aucune influence sur nos taux d'emprunt, qu'en serait-il si nous étions déclassés en AA- versus AA+ aujourd'hui ?" s'interroge par exemple Maël Bernier d'Empruntis.