Immobilier : Cécile Duflot défend la hausse de la fiscalité sur les plus-values

A l'occasion du 66ème congrès de la Fédération Nationale de l'Immobilier (FNAIM) ce lundi, la Ministre du Logement, Cécile Duflot, a défendu la hausse de la fiscalité sur les plus-values qui vient encore d'être alourdie par la hausse votée par l'Assemblée nationale vendredi dernier.

Réponse de la ministre à ce point de discorde entre le gouvernement et les professionnels de l'immobilier, dont la FNAIM en particulier : "Les plus-values immobilières constituent à mes yeux l'un des facteurs essentiels, peut-être même le premier, de l'explosion des inégalités de patrimoine entre les ménages modestes et les plus fortunés. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'acquérir un patrimoine au bas du cycle immobilier, la sanction est double. Ils ne peuvent plus accéder à la propriété et ils ne bénéficient pas de la hausse des prix de l'immobilier. Face à cette réalité, face à la nécessité que tous contribuent à la réduction des déficits, la taxation renforcée des plus-values n'est pas une spoliation, elle ne fait que réparer cette injustice".

Pour rappel, si le projet d'appliquer une taxe annuelle de 5% aux résidences secondaires a été abandonné en fin de semaine dernière, les députés ont en revanche voté un dispositif qui alourdit l'imposition de certaines plus-values de cession (hors résidence principale et hors terrains à bâtir). Outre l'imposition au régime de droit commun, les plus-values supérieures à 50.000 euros subiront une taxe complémentaire au barème progressif : 2% jusqu'à 100.000 euros, 3% entre 100.000 et 150.000 euros, 4% entre 150.000 et 200.000 euros, 5% entre 200.000 et 250.000 euros et 6% au-delà. La mesure entrera en vigueur dès l'an prochain mais avec un taux réduit de moitié sur 2013.