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Immigration: le monde politico-économique marseillais remué par le titre de séjour métier sous tension

Ludovic MARIN / AFP

Alors que les Républicains refusent le projet du gouvernement visant à fournir un visa aux travailleurs sans papiers dans les filières sous tension, le patronat marseillais - qui s'affiche régulière avec la droite locale - soutient massivement la mesure. Le président de la région Paca, Renaud Muselier, transfuge des Républicains vers Rennaissance, refuse de prendre position, pour le moment. Par Rania Gabel.

“Le titre de séjour pour métier en tension mettra fin à une forme d'hypocrisie”. Pour Alain Gargani, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) des Bouches-du-Rhône, le projet porté par le gouvernement, et débattu ce mardi à l’Assemblée nationale, mettrait fin à un système kafkaïen :“les salariés sans-papiers doivent d’abord travailler trois ans, présenter 24 bulletins de salaire pour ensuite constituer un dossier de demande de permis de séjour”, estime-t-il.

A l’instar de Gargani, le patronat marseillais soutient cette mesure, pourtant critiquée par les Républicains, dont les représentants locaux des entreprises sont plutôt proches. Quotas, liste des métiers âge de régularisation… Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier n’est, pour sa part, pas en mesure de prendre position sur ce texte et les différents points qui seront votés dans l’hémicycle début 2023.

L’élu marseillais a quitté Les Républicains il y a un an pour rallier officiellement le parti présidentiel, Renaissance, il y a quelques jours. Le sujet des titres de séjours pour “métier en tension” pourrait marquer la première grande fracture avec son ancien parti. Sollicité à plusieurs reprises, Renaud Muselier n’a pas souhaité répondre à Challenges.

"Un raisonnement économique, et pas politique"

C'est que ce projet de loi perturbe l’équilibre politico-économique marseillais. Les dirigeants locaux de l’UPE13 (Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône), le Medef local, et la CGPME (Confédération des petites et moyennes entreprises, assistent, et au premier rang, aux meetings électoraux de la droite locale. En 2021, pendant les législatives, Alain Gargani faisait partie des colistiers de Renaud Muselier.

Mais au regard de l’urgence économique, les patrons remisent certaines de leurs convictions conservatrices et prennent leur distance avec Les Républicains. "C’est un raisonnement purement économique et pas politique. Pour le reste, c’est aux cit[...]

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