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Hydrogène: comment le transporter et le stocker?

HORS-SERIE - Il y a gaz et gaz. Les molécules d'hydrogène sont beaucoup plus petites que celles de méthane, ce qui nécessite des équipements spécifiques, notamment pour éviter les fuites.

On n'imagine pas à quel point le sujet de la taille de la molécule de dihydrogène est impactant. Pourtant, "dans l'absolu, transporter un gaz, le stocker, quel qu'il soit, c'est pareil", reconnaît Dominique Mockly, le patron de Terega, l'un des deux gestionnaires du réseau de transport et de stockage de gaz en France. "Mais comme la molécule d'hydrogène est plus petite, lors du transport, le dihydrogène va frotter un peu plus sur les parois. Il faut donc plus d'énergie pour la ''pousser''! Cela nous oblige à remplacer les compresseurs par des modèles plus puissants. Ils doivent aussi être équipés de vannes et de joints spéciaux, différents de ceux utilisés pour compresser du méthane." Bonne nouvelle, du côté de la tuyauterie et des cuves de stockage en acier, rien ne change. Seules les vannes de sécurité doivent être remplacées, pour éviter que des molécules d'hydrogène ne se faufilent jusqu'à l'air libre.

Détecter les micro-fuites

Mais justement, les fuites, avec l'hydrogène, c'est une autre histoire. "Pour le méthane, toutes nos installations sont équipées de détecteurs, qui indiquent sa présence dans l'air, explique Dominique Mockly. Mais pour l'hydrogène, c'est différent! Il s'enflamme dès qu'il entre en contact avec l'oxygène." Les installations transportant et stockant l'hydrogène sont donc équipées de caméras thermiques, qui recherchent en permanence de micro-élévations de température au niveau des joints et des vannes. Pour compléter le tableau, il ne faut pas oublier le transport en camion, qui exige que l'hydrogène soit compressé (ou liquéfié par le froid) à 200, 300, voire 700 bars.

Plus il est compressé, plus on transporte de gaz et donc d'énergie. Il y a aussi la solution de combiner de l'azote à l'hydrogène pour donner de l'ammoniac liquide, qui se transporte facilement dans des camions-citernes classiques, "même si c'est un produit dangereux et très inflammable là encore, note Dominique Mockly. Mais cela exige d'avoir une usine pour fabriquer l'ammoni[...]

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