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Hydrogène: une nouvelle géopolitique de l'énergie se dessine

HORS-SERIE -Tandis que l'Europe, leader des électrolyseurs, aura sans doute du mal à produire assez d'hydrogène vert, le Maroc, le Chili ou l'Australie se rêvent en futurs exportateurs. Avec des atouts climatiques ou logistiques.

Pour atteindre l'objectif de neutralité carbone d'ici à 2050, le passage à l'économie de l'hydrogène semble indispensable. A cet horizon, la molécule devrait représenter 15% de la consommation finale d'énergie mondiale, contre presque zéro aujourd'hui, selon l'Agence internationale de l'énergie et l' Sa part pourrait même atteindre 20%, selon Bloomberg NEF. Les investissements soutenant ces objectifs sont colossaux, avec des estimations allant jusqu'à 10.000 milliards d'euros sur trente ans. Il est donc logique que l'économie de l'hydrogène se trouve au centre de nouveaux enjeux géostratégiques.

Rebattre les cartes de la mondialisation énergétique

Contrairement aux énergies fossiles, tout le monde peut produire de l'hydrogène. Mais pas dans les mêmes conditions, ni aux mêmes coûts. "La principale implication géopolitique de l'essor de ce vecteur énergétique, c'est qu'il pourrait mettre fin à l'hégémonie des pays producteurs de gaz et de pétrole", prévient Philippe Copinschi, expert énergétique international, enseignant à Sciences Po et consultant auprès de l'Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques (OSFME). Avec l'hydrogène vert, plus besoin de gisements ni de réserves. Pour produire cette molécule, il faut juste de l'eau, un climat favorable aux énergies renouvelables et beaucoup d'argent pour développer l'industrie naissante: des équipements pour produire l'électricité verte, des électrolyseurs pour la convertir en hydrogène, des dispositifs de stockage et distribution, des piles à combustibles pour l'utiliser…

"L'investissement des gouvernements va être essentiel pour assurer le démarrage de cette industrie, pour créer une demande, pour encourager la recherche-développement et pour orienter les capitaux", explique Philippe Copinschi. Pour l'instant, l'essentiel des 90 millions de tonnes d'hydrogène produits chaque année dans le monde pour des besoins industriels (métallurgie, engrais…) l'est à partir d'énergies fossiles très polluantes. L[...]

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