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Heuliez Bus verdit à tout prix

·2 min de lecture

Le français Heuliez, filiale d’Iveco, profite de l’engouement pour l’électrique, notamment en Ile-de-France avec la RATP. Mais son modèle reste fragile.

Lancé en 2014 pour faire basculer les véhicules franciliens vers l’électricité et le biogaz, le programme "Bus 2025" s’avère une excellente affaire pour ce qui reste du groupe : la région Ile-de-France et la veulent en effet remplacer leurs 8.700 véhicules diesel. En octobre dernier, Heuliez, et se sont ainsi partagé un marché de 800 véhicules de transport en commun. "Quelque 200 bus électriques sont en cours de livraison à la RATP et Ile-de-France Mobilités, sur un total de plus de 400, vendus aussi à Nice, Brest, Aix, Rouen", explique Rémy Foyer, directeur général d’Iveco France, dont dépend le constructeur. Il y a quelques semaines, en décembre, le réseau brestois Bibus (RATP Dev) a pris livraison de son premier véhicule 100% électrique. Un début.

S’appuyant sur un savoir-faire acquis dans les trolleybus, Heuliez Bus a fait passer 30% de sa production d’autobus au zéro émission. "Et ce sera la quasi-totalité dans les cinq ans", ajoute Rémy Foyer, qui contrôle environ la moitié du marché français avec ses deux marques. Heuliez est donc centrée de plus en plus sur l’électrique, avec une gamme dite GX de véhicules performants accueillant 60 à 140 passagers, pour une autonomie de 200 à 300 kilomètres, ainsi que des solutions pour recharger rapidement dans les terminus. De quoi faire repartir le véhicule pour une nouvelle tournée.

Puissance chinoise

Le marché est naissant, puisque à peine 10 % des bus vendus en France (1.500 unités annuelles) sont électriques. Il s’agit pour les Européens de ne pas se faire prendre de vitesse par les Chinois. Forts des aides gouvernementales et des économies d’échelle, les champions Yutong et BYD se retrouvent aux premières loges pour vendre aux municipalités du Vieux Continent, en mal d’écologie. Avec des prix cassés que leur permet leur quasi-monopole dans l’ex-Empire du Milieu.

"En la matière, la France et les Européens sont loin de la Chine, qui opère déjà plus de 420.000 bus électriques et renouvelle sa flotte à un rythme indus[...]

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