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Une hausse généralisée des salaires en 2022 selon une enquête de la CPME

·2 min de lecture

Une hausse généralisée des salaires en 2022 envisagée par un patron de PME sur trois, selon une enquête de la Confédération des PME.

Un dirigeant de TPE ou de sur trois (34%) envisage "une hausse généralisée des salaires" dans son entreprise début 2022 mais 36% ne le prévoient pas, les autres n'ayant pas encore pris leur décision, selon une enquête publiée mardi par la Confédération des PME (). Alors qu'une majorité de petits patrons (58%) craint qu'une entreprise concurrente débauche leurs salariés, deux TPE/PME sur trois ont d'ores et déjà pris des mesures pour éviter les départs, selon un questionnaire auquel ont répondu plus de 1.000 adhérents de l'organisation patronale du 18 au 30 novembre.

Les hausses de rémunération...dans six cas sur dix

Dans la moitié des cas, ces mesures relèvent de l'amélioration des conditions de travail (télétravail, horaires...). Dans près d'un cas sur trois (31%), les employeurs proposent des hausses de salaires à ceux qui pourraient partir et dans près d'une entreprise sur quatre ils mettent en place de nouveaux dispositifs comme la participation aux bénéfices ou l'épargne salariale. Les hausses de rémunération se feront dans six cas sur dix en rognant sur les marges de l'entreprise et dans quatre cas sur dix en augmentant les prix de vente, toujours selon les réponses des patrons de PME et à cette enquête interne, dont les résultats ont été redressés pour corriger une surreprésentation du secteur hébergement restauration et une sous-représentation de l'industrie et du bâtiment. Par ailleurs, malgré les aides gouvernementales, quatre PME/TPE sur dix "constatent une dégradation de leur situation financière depuis le début de la crise" sanitaire et "29% des entreprises ayant recouru à un prêt garanti par l'État (PGE) estiment ne pas avoir la capacité de le rembourser dans les conditions actuelles". Ce qui fait dire à la CPME que sa demande d'allongement de la durée de remboursement de ces prêts, actuellement de six ans au maximum, est "plus que jamais d'actualité".

Avec AFP.

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