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Hausse du carburant: une «indemnité» de 100 euros pour désamorcer la colère des Français

·3 min de lecture

A six mois de l'élection présidentielle en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi soir une « indemnité inflation » de 100 euros à tous les Français qui gagnent moins de 2 000 euros nets par mois, qu'ils aient une voiture ou non. Une annonce qui vise à désamorcer la colère montante autour des prix record des carburants.

avec Valérie Gas du service politique et Bruno Faure du service économie,

Ce n'est donc pas un chèque essence que Jean Castex a annoncé mais une prime versée en une fois sous conditions de revenus aux salariés mais aussi aux retraités, aux personnes en recherche d'emploi, aux indépendants. Une prime pouvoir d'achat. Cette « sorte d'indemnisation de l'inflation » sera versée automatiquement, à partir de décembre, à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros nets par mois, le salaire médian. Soit : à 38 millions de personnes au total, a annoncé le chef du gouvernement sur la chaîne TF1. Il s'agit d'une mesure « qui se voit », a insisté le Premier ministre.

►À lire aussi : France: la hausse des prix du carburant tend les usagers et le gouvernement

Depuis le milieu de l'année, la France est touchée de plein fouet par la hausse des prix des carburants et du gaz. Une crise mondiale causée par une très forte demande, à laquelle les fournisseurs peinent à répondre. À six mois de l'élection présidentielle, l'enjeu est d'empêcher le retour du mouvement social des Gilets jaunes. Huit Français sur dix ont une voiture, selon des statistiques officielles.

Le prix du diesel a bondi de 29% cette année et battu des records dimanche, à 1,5583 euro le litre. Le litre d'essence sans plomb a lui crû de plus de 25% sur les 12 derniers mois et n'a jamais été aussi haut depuis dix ans, à 1,6567 euro le litre, juste sous le pic de 2012, selon des données officielles.

Blocage du prix du gaz durant toute l’année 2022

Deux propositions étaient jusqu'ici évoquées : abaisser les taxes, responsables d'environ 50% du prix de l'essence à la pompe ou distribuer un chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie déjà envoyé aux près de six millions de ménages les plus modestes. Le Premier ministre a expliqué pourquoi le gouvernement n'avait pas opté pour une baisse des taxes sur le carburant comme le réclamaient certains candidats à la présidentielle comme Marine Le Pen ou Anne Hidalgo. « De l'avis général, ça n'a pas marché : d'abord parce que ça ne se voit pas, (et) ça concerne tout le monde de manière indifférenciée ».

Car qui dit hausse des cours du pétrole dit aussi hausse des recettes liées à la TVA. Cette cagnotte censée elles même compenser les près de 4 milliards d’euros de ce coup de pouce inédit. Les finances publiques s’y retrouveront le moment venu.

Jean Castex, qui avait déjà annoncé le 30 septembre le blocage du prix du gaz pour environ cinq millions d'abonnés pour faire face aux hausses constantes depuis des mois, a par ailleurs indiqué jeudi que ce blocage serait valable « tout le long de l'année 2022 » et pas seulement jusqu'à avril 2022.

A écouter aussi : Blocage des prix du gaz et de l'électricité: «Par ces mesures, le pouvoir d’achat ne va pas être entaché par l’inflation»

« Le président du pouvoir d'achat »

L'objectif c'est à la fois d'éviter de perdre des recettes fiscales et de cibler les classes moyennes en excluant les plus aisés des Français. Cette « indemnité inflation » a été élaborée pour essayer de répondre à tous les objectifs politiques d'Emmanuel Macron et surtout celui d'expliquer comme l'a fait Jean Castex que le président de la République « est le président du pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat, sous le président Macron a augmenté deux fois plus que sous les quinquennats précédents ».

Pour Emmanuel Macron, qui reste le favori de l'élection présidentielle, répondre à cette crise énergétique est crucial, quand ses concurrents d'extrême droite monopolisent les thèmes de l'immigration, de l'islam et de l'identité. « Nous ne voulons pas que la hausse des prix de l'énergie, notamment du carburant, vienne annihiler toutes ces mesures [déjà prises en faveur du pouvoir d'achat, ndlr]. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui mais force est de constater que ces hausses grignotent ces efforts », a reconnu mercredi Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

Emmanuel Macron n'est pas candidat mais se positionne sur ce qui pourrait être l'un des principaux thèmes de la campagne.

(et avec AFP)

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