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Harcèlement scolaire: des cours d'empathie, comme au Danemark, testés dans une école à Paris

Harcèlement scolaire: des cours d'empathie, comme au Danemark, testés dans une école à Paris

Des cours pour apprendre à être attentif aux autres. Alors que le harcèlement scolaire s'est imposé comme l'un des sujets phares de la rentrée, après notamment le suicide du jeune Nicolas dans les Yvelines début septembre, le ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal a dit vouloir s'inspirer des méthodes scandinaves pour prévenir ce type de situation.

Certaines écoles, dont l'école Labori, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ont déjà pris le sujet à bras-le-corps en instaurant des cours d'empathie pour les élèves. Une formation inspirée de ce qui se fait au Danemark depuis déjà plus de vingt ans.

Une situation pratique présentée aux élèves

Dans la classe, l'intervenante, Chahra Joubrel-Merahi, formatrice "Vivre ensemble-Fri for Mobberi" ("libéré du harcèlement" en danois) montre une pancarte à ses élèves. On y voit une situation banale, avec un groupe d'enfants, la plupart étant souriants, à l'exception d'un.

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Interrogés sur l'attitude d'un des garçons, les enfants donnent leur interprétation. "On dirait qu'il rit", lance une jeune élève, à propos d'un garçon à l'air moqueur, quand une autre corrige: "Il est méchant", sous les hochements de tête de sa maîtresse.

"Comment on peut faire pour dire à ce petit garçon: non?", demande alors l'institutrice à la petite assemblée. "On peut dire non, je refuse que tu rigoles de moi", répond un jeune garçon, au ton décidé.

"On travaille le consentement"

Pour Chahra Joubrel-Merahi, dont l'association travaille à lutter contre le harcèlement scolaire, ce type d'exercice a une fonction principale: montrer de façon très concrète à quoi ressemble une situation de potentiel harcèlement et aider les enfants à en identifier les premiers signes.

"On travaille le consentement, c'est-à-dire ce courage de dire non", explique à BFMTV Chara Joubrel-Merahi.

L'idée est notamment "de ne pas rester sur son émotion, cette sidération qu'on peut avoir quand quelque chose de violent nous arrive", développe-t-elle, en s'appuyant sur des exemples du quotidien. Mais aussi de s'entraider et de mettre l'accent sur la bienveillance.

Des résultats concrets

Ce type d'intervention existe déjà depuis vingt ans dans les écoles danoises. "Ça permet d'avoir des outils déjà finis (...) où on sait que ça marche", souligne Margot Neuvialle, coordinatrice "Vivre ensemble-Fri for Mobberi" pour la Ligue de l'Enseignement.

Audrey Roche, institutrice, a elle-même constatée de vrais progrès chez ses élèves grâce à cette initiative.

"Ils sont de plus en plus autonomes dans la gestion et dans la résolution de problèmes dans la cour et dans la classe", salue-t-elle.

Au Danemark, 70% des professionnels travaillant avec les enfants âgés de 0 à 9 ans disent remarquer plus de bienveillance entre les élèves, après qu'ils ont participé au programme. À une condition: que tous les adultes s'y associent, non seulement les professeurs, les animateurs, mais aussi les parents.

Article original publié sur BFMTV.com