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Harcèlement scolaire à Poissy : la mère de Nicolas raconte sa « colère noire » après la lettre du rectorat

Au JDD le 17 septembre, la mère de Nicolas, adolescent victime de harcèlement scolaire et qui s’est suicidé à Poissy, raconte sa « colère noire » après avoir reçu la lettre du rectorat de Versailles.
JULIEN DE ROSA / AFP

ÉDUCATION - « C’était grossier et injuste ». Dans une interview au JDD ce dimanche 17 septembre, Béatrice Le Blay, la mère de Nicolas, un adolescent de 15 ans qui s’est suicidé à Poissy au lendemain de la rentrée des classes, raconte sa « colère noire » après avoir reçu le courrier du rectorat de Versailles minimisant le harcèlement scolaire subi par son fils.

Dans cette missive, envoyée le 18 avril dernier, cinq mois avant la mort du lycéen, et révélée samedi par BFMTV, le rectorat semble remettre en cause les dires de l’adolescent en évoquant un « supposé harcèlement ». Il menace aussi les parents en citant l’article du Code pénal qui punit les dénonciations calomnieuses.

Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal a dénoncé samedi une « honte » et agité la menace de sanctions pour les responsables. Tandis que la Première ministre, Élisabeth Borne a fait part d’un courrier « évidemment choquant ».

De victimes à « coupables »

Dans cet entretien au Journal du Dimanche, la mère de Nicolas le décrit comme un enfant « doux et gentil » qui avait, avant ces évènements scolaires, « un idéal très élevé des adultes et de la justice ». « Il avait besoin de savoir que sa souffrance était entendue et reconnue d’une sanction, même symbolique », poursuit-elle.

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Quand elle a reçu et lu la lettre du rectorat, son fils était derrière elle. « J’étais dans une colère noire. Nous étions outrés. Nous passions désormais pour les coupables. C’en était trop », raconte-t-elle, ajoutant qu’après ce courrier, Nicolas « n’a plus été le même ».

« Cette affaire aurait dû être réglée dans les quinze jours, dénonce-t-elle avec véhémence. L’inaction de l’administration a justifié le comportement de ces deux adolescents qui ont continué dans le dos des professeurs en toute impunité ».

Le soutien de Brigitte Macron

Elle déplore également l’absence de réaction de l’Éducation nationale après le décès de son fils. Ce n’est seulement dix jours après le drame, qu’elle a reçu « des condoléances de l’inspection académique et la nouvelle proviseure d’Adrienne-Bolland (l’ancien lycée de Nicolas NDLR) ».

Béatrice Le Blay souligne en revanche l’écoute attentive de l’épouse du président, Brigitte Macron, et du ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal. Lors d’un entretien de deux heures au lendemain du suicide de Nicolas, « Madame Macron m’a écoutée, posé beaucoup de questions et nous avons partagé l’urgence de solutions concrètes pour lutter contre le harcèlement », fait-elle le récit. Gabriel Attal aurait quant à lui concédé : « Nous n’avons pas été à la hauteur, il y a eu des manquements. »

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