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Harcèlement scolaire à Poissy : Borne et Attal dénoncent le courrier du rectorat aux parents de l’ado qui s’est suicidé

Elisabeth Borne, ici le jour de la rentrée avec Gabriel Attal, juge « choquant » le courrier envoyé par le rectorat aux parents du collégien qui s’est suicidé à Poissy
JULIEN DE ROSA / AFP

POLITIQUE - Un courrier « évidemment choquant », pour Élisabeth Borne. « Une honte », pour Gabriel Attal. Le gouvernement a réagi à la lettre envoyée par le rectorat de Versailles aux parents de l’adolescent de 15 ans qui s’est suicidé à Poissy, dans les Yvelines, au lendemain de la rentrée des classes.

Une missive envoyée le 18 avril dernier, cinq mois avant la mort du lycéen, et révélée ce samedi 16 septembre par BFMTV, dans laquelle le rectorat menace les parents en citant l’article du Code pénal qui punit les dénonciations calomnieuses et semble remettre en cause les dires de l’adolescent en évoquant un « supposé harcèlement. »

« Les propos que vous avez tenus et les comportements que vous avez eus envers des personnels de l’Éducation nationale (...) sont inacceptables », est-il par exemple écrit dans ce courrier censé répondre à l’inquiétude de parents regrettant l’inaction ou la lenteur de la communauté éducative face au problème.

« Un courrier décalé par rapport à la douleur des familles »

« Évidemment c’est choquant », a donc estimé Élisabeth Borne au micro de BFMTV depuis Matignon ce samedi en évoquant « une défaillance sur le type de réponse qui a été adressée à des parents extrêmement inquiets. » Dans ces conditions, la cheffe du gouvernement compte sur l’inspection demandée par Gabriel Attal pour « savoir dans quelles circonstances un courrier aussi décalé par rapport à la douleur des familles a pu être adressé. »

Plus largement, la Première ministre a appelé à une prise de conscience générale pour « que chacun réalise ce que cela veut dire pour les enfants, pour les parents », et pour « que l’on soit beaucoup plus attentif à la parole des enfants. » « C’est le sens du plan que je veux présenter contre le harcèlement », a-t-elle également déclaré, en mettant l’accent sur la formation des personnels qui peuvent être en contact avec les jeunes.

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En fin d’après-midi, le ministre de l’Éducation nationale a pris la parole à son tour devant les caméras pour une allocution. Très remonté, il a dénoncé une « honte » et agité la menace de sanctions pour les responsables. « J’ai déclenché dès le lendemain du drame une enquête administrative, en plus de l’enquête judiciaire. Elle permettra d’établir la manière dont les faits se sont déroulés, les différentes responsabilités, j’en prendrais connaissance avec une attention absolue et j’en tirerais toutes les conclusions, y compris en matière de sanction », a ainsi prévenu Gabriel Attal.

Attal lance un audit dans les rectorats

Le ministre, qui a rappelé avoir fait de la lutte contre le harcèlement « la grande cause » de son action rue de Grenelle, a également annoncé un « audit dans l’ensemble des rectorats sur toutes les situations de harcèlement qui ont été signalées. » « Nous ne sommes toujours pas à la hauteur », a-t-il encore reconnu en précisant qu’il recevrait tous les recteurs et toutes les rectrices d’académie lundi.

La mort de l’adolescent à Poissy au tout début du mois a relancé le débat autour du harcèlement scolaire, fléau que l’exécutif dit combattre pied à pied mais dont la multiplication de faits choque l’opinion. Selon les déclarations de Gabriel Attal après le drame, le harcèlement du collégien avait été signalé dès décembre 2022, le ministre évoquant des « brimades et des injures répétées ».

Des rendez-vous avec sa famille ainsi que les élèves mis en cause et leurs parents ont eu lieu en mars 2023. Le père avait par ailleurs déposé une main courante pour harcèlement en avril au commissariat de Poissy, le jeune garçon devait quant à lui être scolarisé dans un autre établissement cette année.

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