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"Le harcèlement, la discrimination et les licenciements abusifs pullulent dans les start-up"

Bruno Levy

Licenciements abusifs, discriminations, harcèlement moral... Les abus sont très fréquents dans les start-up, où le primat de la croissance fait oublier le droit du travail, dénonce Elise Fabing, l'avocate de Balance ta start-up, dans un entretien avec Challenges. La spécialiste du droit du travail appelle les salariés victimes d'agissements abusifs à rompre l'omerta et à préparer leur défense.

Une épidémie de licenciements se répand dans la tech en France : dernière annonce en date, la suppression de 63 emplois chez le spécialiste du reconditionnement Backmarket. Alors que les conditions des salariés de la tech se durcissent, le téléphone d’Elise Fabing ne cesse de sonner. "Le 23 décembre, j'ai reçu cinq appels de salariés convoqués à des entretiens préalables. Les entreprises veulent clore l'année fiscale. A la veille de Noël, c'est très violent", raconte l'avocate de Balance ta start-up. Il ne faut pas se fier au doux sourire ni au calme de cette jeune femme de 39 ans, native de Strasbourg. Ses mots tranchent et pourfendent.

Cette fine lame du droit social constate ainsi que les startup sont des nids à précontentieux. "Dans les jeunes entreprises, les cas de harcèlement, de discrimination et de licenciements abusifs pullulent, pour plusieurs raisons. Cela tient au fait, d’abord, que la startup Nation est nulle en droit du travail. "Confrontés à des cas de harcèlement, les patrons de startup qui m’appellent ne savent absolument pas comment réagir", s’étonne l’avocate qui – bien qu’elle ne défende que les salariés – mène parfois des enquêtes internes dans les entreprises.

Malheur à qui s’oppose aux patrons gourous

Le style de management de certains patrons-fondateurs fait aussi des dégâts. "Des entrepreneurs qui se prennent pour des gourous demandent une forte adhésion à leur personne, dans une atmosphère faussement familiale et paillettes. Les salariés ne comptent pas leurs heures, donnent tout à leur entreprise". Malheur à ceux qui osent s’opposer au gourou. "Ils sont jetés comme des malpropres et l’équipe a l’interdiction de les fréquenter".

Quand le vernis cool – babyfoot et apéros after hours - craque, la désillusion n’en est que plus cruelle. "Pour la personne licenciée, c’est la double peine : elle vit un deuil professionnel mais aussi personnel, car elle s’est créée une autre famille, avec des profils semblables au sien". La population des sta[...]

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