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Hélène Périvier (OFCE): "Dans l’économie de marché, il y a une dimension émancipatrice" pour les femmes

·2 min de lecture

INTERVIEW - L'économiste Hélène Périvier, directrice du laboratoire Presage de Sciences Po, vient de publier aux presses de Sciences Po L’économie féministe, un ouvrage théorique et historique qui rappelle les fondements d’une branche de l’économie, à l’heure où la lutte pour les droits des femmes a le vent en poupe.

La chercheuse à l’OFCE Hélène Périvier, directrice du laboratoire Presage de Sciences Po, vient de publier aux presses de Sciences Po L’économie féministe, un ouvrage qui rappelle les fondements d’une branche de l’économie, à l’heure où la lutte pour les droits des femmes a le vent en poupe. De quoi y voir plus clair et peut-être inspirer ses collègues avec l’appui de Thomas Piketty qui signe la préface.

Challenges - Comment la science économique a-t-elle exclut les femmes comme objet d’étude ?

Hélène Périvier - Dans les sciences sociales, l’économie est à part : c’est et c’est aussi celle où s’est affirmée une branche "féministe" institutionnalisée. Une des causes est que très peu de femmes ont été associées aux fondements de cette discipline. Au XIXe siècle, les idées d’essentialisme des deux sexes, de la naturalisation des femmes étaient dominantes et partagées par les sciences médicales.

Le premier penseur libéral féministe dans l’économie est John Stuart Mill, influencé par sa compagne économiste Harriet Taylor. Il fait le pari que l’égalité des droits et les libertés individuelles (en matière de droit de vote, d’instruction et de se marier ou pas) vont forcément conduire à l’égalité des sexes. Il précise qu’il est inutile de chercher à empêcher les femmes à accéder aux libertés, si on les suppose inaptes à les exercer, argument qu'il réfute, il fait ainsi le pari que la liberté conduira à l'égalité. Problème, Mill n’arrive pas à penser l'égalité dans la famille.

Adam Smith et Jean-Baptiste Say formulent déjà l’idée que pour permettre la reproduction des travailleurs, un salaire unique ne suffit pas : un homme ayant charge de famille ne peut pas offrir son travail au même prix qu'un homme célibataire, car il doit subvenir aux besoins de sa femme et ses enfants. Ils ont compris qu’il y a une question démographique, à une époque il n’existe pas encore de politiques familiales, le salaire familial de l'homme doit jouer ce rôle de soutien.

Au fur et à mesure du X[...]

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