Publicité
La bourse est fermée
  • Dow Jones

    38 612,24
    +48,44 (+0,13 %)
     
  • Nasdaq

    15 580,87
    -49,91 (-0,32 %)
     
  • Nikkei 225

    38 262,16
    -101,45 (-0,26 %)
     
  • EUR/USD

    1,0821
    +0,0009 (+0,09 %)
     
  • HANG SENG

    16 503,10
    +255,59 (+1,57 %)
     
  • Bitcoin EUR

    47 404,14
    -755,20 (-1,57 %)
     
  • CMC Crypto 200

    885,54
    0,00 (0,00 %)
     
  • S&P 500

    4 981,80
    +6,29 (+0,13 %)
     

Ukraine: le patron de Wagner a proposé des infos à Kiev contre un retrait de Bakhmout, selon le Washington Post

Des infos contre un retrait militaire? Le journal américain The Washington Post affirme dans une enquête publiée dimanche que le patron du groupe paramilitaire russe Wagner Evguéni Prigojine a proposé à l'Ukraine de lui fournir des informations confidentielles en échange d'un retrait des troupes de Kiev de la ville ukrainienne de Bakhmout.

Des renseignements sur l'emplacement des troupes russes

Plus précisément, le chef de Wagner aurait offert à l'Ukraine en janvier dernier de lui fournir des renseignements sur l'emplacement des troupes russes utiles en terme de stratégie militaire. En échange, il souhaitait que Kiev retire ses hommes de Bakhmout.

À l'époque, Evguéni Prigojine subissait de lourdes pertes militaires dans la ville de l'est de l'Ukraine, devenue épicentre des combats.

Cette offre aurait été formulée par le biais des contacts que possède le chef du groupe paramilitaire au sein des renseignements ukrainiens, selon le journal, qui s'appuie sur des documents confidentiels et des sources au sein des renseignements ukrainiens et américains.

Refus de Kiev

Toujours selon le Washington Post, deux responsables ukrainiens ont confirmé que plusieurs échanges ont eu lieu entre des membres de leur service de renseignement et Evguéni Prigojine et affirment que ce dernier a formulé son offre d'accord militaire à plusieurs reprises. Les deux camps se seraient notamment rencontrés une fois dans un pays africain qui n'est pas nommé par le média.

L'Ukraine aurait cependant refusé la proposition, doutant de la sincérité de celui qui combat pour Moscou et a longtemps été considéré comme l'homme de main du Kremlin avant de prendre ses distances ces dernières semaines.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n'a, de son côté, pas confirmé le moindre contact entre Kiev et Wagner, dans une interview au journal américain.

Prigojine de plus en plus critique envers Moscou

Ancien homme d'affaire, Evguéni Prigojine est entré en pleine lumière depuis plus d'un an en raison de son implication dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine. Il fonde Wagner, groupe privé combattant pour Moscou.

Depuis plusieurs mois, il est cependant entré en conflit ouvert avec l'état-major russe, accusant à plusieurs reprises publiquement Moscou de ne pas lui fournir assez de munitions pour ses hommes. Il a également taxé les troupes russes de "fuir" leurs positions près de Bakhmout.

D'autres documents auxquels le Washington Post a pu avoir accès indiquent que Moscou s'interroge sur les déclarations publiques de Evguéni Prigojine et réfléchissent sur la façon d'y répondre.

Des affirmations "risibles" selon le patron de Wagner

Le patron de Wagner a balayé de la main ce lundi les révélations du quotidien américain, les qualifiant de "risibles" dans un message posté sur le réseau social Telegram.

"Il semblerait que je me batte pour la Russie, mais qu'en parallèle (le président ukrainien Volodymyr Zelensky suive mes instructions. Donc la main gauche est en guerre avec la main droite", a-t-il écrit ironiquement.

S'interrogeant sur l'origine de ces révélations, qu'il conteste, Evguéni Prigojine accuse de hauts responsables russes d'être à l'origine de ces accusations. "Ils s'efforcent de déverser autant de merde que possible sur moi", a-t-il lancé avec virulence.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a lui aussi rejeté les affirmations du Washington Post, parlant de simples "intox".

L'Ukraine a par ailleurs revendiqué ce lundi le "premier succès" de son assaut autour de Bakhmout, progressant sur les flancs des défenses russes.

Article original publié sur BFMTV.com