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Guerre en Ukraine: l'exode des entreprises en Russie a-t-il eu lieu?

STEPHANE MAHE

Un an après le début du confit en Ukraine, le nombre d'entreprises qui se sont désinvesties de Russie est relativement faible, selon les travaux d'universitaires qui ont étudié la question. Seules 9% de celles qui y étaient présentes ont en effet cessé leurs activités.

McDonald's, Starbucks, LVMH... Quand, en février 2022, l'armée russe a lancé son offensive en Ukraine, nombreuses sont les multinationales à avoir annoncé rapidement la fin de leurs activités en Russie. Près de 3.000 entreprises de 85 pays étaient alors présentes sur le territoire russe. Elles employaient environ 1,3 million de personnes, soit 2% de la population active. Six mois après le début du conflit, environ 40% d'entre elles disaient encore vouloir arrêter leurs activités dans le pays.

Mais un an après, le nombre d'entreprises qui se sont réellement désinvesties de Russie est relativement faible, si l'on en croit une étude menée par les universitaires Simon Evenett et Niccolo Pisani et publiée récemment. Au total, ils ont recensé 1.404 entreprises européennes ou appartenant à des pays du G7 qui avaient des activités en Russie. A la fin du mois de novembre 2022, 120 d'entre elles étaient effectivement parties. Cela correspond à "8,5% des entreprises de l'UE et du G7", écrivent les auteurs, qui se sont concentrés sur les entreprises ayant cédé au moins une de leurs filiales russes.

Lire aussiGuerre en Ukraine : pourra-t-elle s'achever en 2023?

Les entreprises allemandes restent en Russie

Sur ces 120 entreprises, 25% d'entre elles sont américaines, 12,5% finlandaises, 11,7% allemandes, 10,8% britanniques et 7,5% françaises. En revanche, l'Allemagne est le mauvais élève du groupe: le pays représente la part la plus importante des entreprises qui sont restées (19,5%), suivi par Chypre (16,4%) dont le chiffre s'explique sans doute par le nombre de russes basés à Chypre. Viennent ensuite les États-Unis (12,4%), le Japon (7%), l'Italie (6,3%) et la France (5,4%).

En ce qui concerne les entreprises américaines et finlandaises, la proportion des entreprises parties est considérablement plus élevée que celles qui restent. C'est aussi le cas pour les britanniques, danoises et françaises, dans une moindre mesure toutefois. A l'inverse, celles dont le siège est en Itali[...]

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