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Guerre en Ukraine: les leçons de l'ancien premier ministre Finlandais aux européens

FREDERICK FLORIN / AFP

RENCONTRE - Ex-Premier ministre, Alexander Stubb dirige l’Ecole de gouvernance transnationale, à Florence, qui forme de futurs leaders. Pour ce spécialiste de géopolitique, "Poutine doit perdre la guerre et la face". Rencontre.

Dynamique, avenant, Alexander Stubb arrive en personne pour accueillir Challenges. Très vite, il entre dans le vif du sujet: la Russie est "tombée fin février du mauvais côté de l’histoire". Celui qui était Premier ministre de Finlande juste après que Moscou a envahi la Crimée en 2014 se sent "à 75 % pro-guerre et à 25 % pro-paix. Mon pays partage 1.300 kilomètres de frontières avec la Fédération, observe-t-il dans un excellent français. J’ai toujours été favorable à une adhésion à l’Otan, alors que l’opinion publique y était opposée". Ce n’est qu’au cours des derniers mois qu’Helsinki, comme Stockholm, a demandé à intégrer l’Alliance, soutenu par sa population. Au soulagement du quinquagénaire.

Aider Kiev à tout prix

"Face au nouveau mur érigé en Europe, il faut agir", martèle celui qui dirige depuis deux ans et demi l’Ecole de gouvernance transnationale de Florence, sorte de Kennedy School (Harvard) à l’européenne, où se forment de futurs leaders. Il appelle à aider Kiev "par tous les moyens" et à faire capituler le chef du Kremlin, qui n’est "pas le fou ou le malade" que certains commentateurs occidentaux décrivent. "Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, il était extrêmement bien préparé, connaissait à fond ses dossiers." Ce qui ne l’a pas empêché, poursuit le professeur de relations internationales, "de commettre de lourdes bévues stratégiques. Poutine a voulu diviser l’Europe, il a réussi à l’unir. Il a voulu détruire l’Ukraine, il a organisé la résistance. Il a voulu anéantir l’Otan, il l’a vivifiée". Aussi décontracté dans son abord - comme ses étudiants, il se balade avec sa gourde d’eau - que ferme dans son discours, "Alex", comme on l’appelle ici, assène :"Poutine doit perdre la guerre et perdre la face, il n’y a pas d’autre solution pour qu’il comprenne."

"Corée du Nord européenne"

On sent que le Scandinave réfléchit vite et maîtrise les enjeux, tout comme son image. Champion de triathlon, ce sportif soucieux de son look étudie ses gestes, pèse ses mots[...]

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