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Guerre en Ukraine: Kaspersky montre des signes de vulnérabilité en France

M. Shemetov/Reuters

Huit mois après le début de la guerre en Ukraine, le groupe de cybersécurité russe voit nombre de ses clients français se désengager. Il tente de s'adapter.

Mi-octobre, la plus grande tour du monde, la Burj Khalifa de Dubai, s'est éclairée aux couleurs vert et blanc de Kaspersky: un message puissant envoyé aux détracteurs du géant russe de la cybersécurité, qui pâtit de la guerre en Ukraine. Huit mois après le début de l'invasion par l'armée de Poutine, Kaspersky semble prêt à toucher le ciel. Pourtant, en France, la situation n'a rien d'enviable. Le groupe y reste autorisé, même si, début mars, le cybergendarme, l'Anssi, a déjà mis en garde contre les conséquences de la guerre sur la continuité de ses services. "Il est évident qu'il y a un impact sur nos activités, concède Bertrand Trastour, le directeur général Kaspersky pour la France et l'Afrique du Nord, de l'Ouest et du Centre. Les briques de protection des postes de travail et des serveurs faisaient le gros de nos ventes. Sur ces outils-là, il y a eu un changement de marché." La société va donc faire évoluer son offre pour proposer en priorité la détection de menaces, une opération moins invasive pour ses clients.

Kaspersky sous sanctions

Car Kaspersky subit clairement les sanctions européennes envers la Russie: en France, les administrations ou les entreprises ne peuvent plus passer de contrat à plus de "140.000 euros pour les marchés publics de matériel et de services passés avec les gouvernements centraux, et un seuil de 215.000 euros pour ceux passés avec les niveaux inférieurs d'administration."

"En réalité, nous ne dépassions jamais ces montants, indique le dirigeant, mais l'impact psychologique sur les clients est bien présent." Impossible de connaître précisément l'état de la filiale française. Selon plusieurs sources, Orange n'utilise plus Kaspersky en Europe. Des entités publiques s'en détournent également, comme le conseil départemental de Haute-Savoie: "La licence se terminait, explique Hervé Pellarin, ex-responsable de la sécurité informatique du département. Mon devoir est de minimiser les risques. J'ai décidé de quitter Kaspersky pour une solution [...]

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