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Guerre en Ukraine: la nomenklatura rêve déjà de l'après-Poutine

SPUTNIK

Le régime pourrait ne pas se remettre d’une défaite en Ukraine. Pour préserver le système, des noms de successeurs circulent déjà à Moscou…

Y a-t-il une vie après Poutine? La question hante de plus en plus les élites et milieux d’affaires moscovites. Face aux avancées de l’armée ukrainienne, à l’exode des citoyens russes les plus brillants et au refus de l’Occident de céder au chantage énergétique et nucléaire de Moscou, beaucoup réalisent que Vladimir Poutine s’est fourvoyé et qu’il est en train de perdre. Le chef du Kremlin n’est pas pour autant près de laisser sa place ni d’être éjecté. Mais ceux qui dirigent le pays et ceux qui le possèdent ont perdu confiance.

L’invasion de l’Ukraine a été un choc pour l’establishment russe. Et son inquiétude atteint des sommets depuis la mobilisation "partielle", qui a montré que "l’opération spéciale" s’enlisait. Cela a brisé la condition première de l’approbation de la guerre par la population: qu’elle n’exigerait pas sa participation active. Vladimir Poutine ne peut gagner le conflit, et après avoir tant perdu, il ne peut supporter l’humiliation d’y mettre fin. Et même, tout retour à la vie d’avant serait impossible sous sa présidence. En attendant, l’économie commence à subir les effets des sanctions et de l’exil de ses travailleurs qualifiés.

La nomenklatura prête à lâcher son leader?

La cérémonie du 30 septembre, où Poutine, après une violente diatribe contre l’Occident, a annoncé annexer quatre provinces ukrainiennes qu’il ne contrôle même pas, était si absurde qu’elle a écorné son image d’homme fort, même en Russie. "Jusque-là, les élites avaient fait le choix pragmatique de le soutenir, explique la politologue Tatiana Stanovaya. Mais les choses ont tellement empiré qu’elles envisagent maintenant plusieurs scénarios alternatifs, tous perdants."

Une défaite militaire pourrait conduire à l’effondrement du régime, avec tous les risques associés pour ceux qui l’ont soutenu. Et la nomenklatura n’est pas forcément prête à suivre son leader jusqu’au bout dans sa menace d’utiliser l’arme nucléaire. Abbas Gallyamov, un analyste politique familier du Kremlin, avanc[...]

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