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Guerre en Ukraine : après la mort d’Arman Soldin, l’AFP va mener sa « propre enquête »

Sur France info ce jeudi 11 mai, le président-directeur général de l’AFP, Fabrice Fries a annoncé que l’agence procédait à sa « propre enquête » sur la mort d’Arman Soldin. (Illustration : Arman Soldin et ses collègues de l’AFP s’occupent d’un bébé hérisson trouvé dans un cratère, le 28 avril 2022 à Chassiv Yar)
Sur France info ce jeudi 11 mai, le président-directeur général de l’AFP, Fabrice Fries a annoncé que l’agence procédait à sa « propre enquête » sur la mort d’Arman Soldin. (Illustration : Arman Soldin et ses collègues de l’AFP s’occupent d’un bébé hérisson trouvé dans un cratère, le 28 avril 2022 à Chassiv Yar)

UKRAINE - Reconstituer le déroulé des faits. Le président-directeur général de l’Agence France-Presse (AFP), Fabrice Fries, a annoncé que l’agence de presse procédait à sa « propre enquête » sur l’attaque de roquettes russes qui a tué le journaliste Arman Soldin près de Bakhmout. Le parquet national antiterroriste a de son côté ouvert ce mercredi une enquête pour crime de guerre.

L’AFP a « déjà fourni au parquet les identités de tous ceux qui étaient sur le terrain » ukrainien au moment de la mort du coordinateur vidéo de l’AFP en Ukraine, a expliqué Fabrice Fries sur France info ce jeudi 11 mai. Tout en indiquant que l’agence se tenait « à disposition du parquet », le dirigeant de l’AFP a appelé à « établir les faits » : « nous procéderons pour notre part à notre propre enquête », a-t-il promis.

Arman Soldin a été tué mardi à l’âge de 32 ans par une salve de roquettes Grad. Il faisait partie d’une équipe de cinq reporters de l’AFP qui accompagnaient des soldats ukrainiens sur le front le plus actif de la guerre, dans les environs de Tchassiv Iar, localité ukrainienne proche de Bakhmout et visée quotidiennement par les forces russes.

Missions suspendues

Cette zone, près de la ligne de front, « était censée ne pas être très dangereuse, non classée zone rouge », selon Fabrice Friès, déplorant que la guerre en Ukraine soit désormais un conflit « à l’ancienne (...) avec des obus qui peuvent tomber selon que vous êtes proche de la ligne du front, mais aussi à Kiev, ou dans des lieux considérés comme très éloignés, comme tranquilles ».

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Une cellule d’assistants psychologiques sera mise en place à l’AFP afin de soutenir les collègues du journaliste et sa famille. Fabrice Friès annonce aussi que l’Agence va « appuyer sur le bouton pause » et que « les missions sur le front Est sont suspendues pendant quelques jours », le temps d’obtenir tous les éléments et de reconstituer le puzzle des circonstances de ce drame.

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