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Guerre en Ukraine : les écoliers font leur deuxième rentrée des classes depuis le début du conflit

UKRAINE - Une rentrée entre alerte à la bombe et bâtiments détruits. Plus de 3,6 millions d’enfants ukrainiens font leur rentrée scolaire ce vendredi 1er septembre, la deuxième depuis la guerre déclenchée par la Russie, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article.

Pour cette rentrée, « 3 623 169 enfants étudient dans nos écoles, dont 400 000 à l’étranger, qui restent dans notre système éducatif », a précisé Andriï Iermak, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne. Les cours seront dispensés en présentiel pour un peu moins de la moitié des élèves, à distance pour 20 % d’entre eux, et selon un système mixte pour 30 %, indique le gouvernement.

« Mon enfant étudie en ligne depuis un an et je me suis rendu compte que c’était très difficile pour lui. Il se sentait seul. Il pouvait communiquer avec d’autres enfants d’écran à écran, mais c’est différent », raconte une habitante de Kherson interviewée par l’agence Reuters. Pour cette rentrée, son enfant ira dans une école en présentiel et surtout avec « un véritable abri antiatomique ».

Selon les chiffres officiels, 3 750 écoles ont été détruites « par les missiles et les bombes russes » depuis le début du conflit en février 2022. Si les combats se déroulent dans l’est et le sud du pays, les grandes villes éloignées de la ligne de front subissent néanmoins régulièrement des frappes russes de missiles ou des drones explosifs.

Des salles de classe souterraines pour échapper aux missiles

Pas plus tard que ce vendredi matin, la police a fait état d’alertes à la bombe dans des écoles de Kiev. Mercredi matin, la capitale avait été la cible d’une attaque « massive » qui a fait deux morts, qualifiée comme la plus importante « depuis le printemps » par les autorités militaires locales.

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Dans certaines grandes villes, des abris sous-terrains ont été aménagés afin de permettre aux enseignants de poursuivre leurs cours en cas d’alertes aériennes avertissant de possibles bombardements.

À Kharkiv, deuxième ville du pays, 60 salles de classe ont ainsi été aménagées dans des stations de métro, pour permettre un retour en présentiel des élèves. Certaines parties de la ville se trouvent à moins de 30 km de la frontière russe, il ne faut pas plus d’une minute à certains missiles russes pour atteindre la ville.

« Les écoliers et les enseignants sont obligés de s’adapter à ces réalités », a déclaré le commandant en chef de l’armée ukrainienne Valery Zaloujny, aussi sur Telegram. « Mais l’essentiel est que nos enfants étudient (...) Parce que la connaissance et la culture sont ce qui nous distingue de l’ennemi. Ce sont les piliers sur lesquels repose le front d’aujourd’hui et sur lequel se construira l’avenir de notre pays », a-t-il assuré.

L’armée ukrainienne mène depuis début juin une difficile contre-offensive dans le sud et l’est du pays pour tenter de reprendre les territoires occupés par les forces de Moscou.

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