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Guerre de tranchées entre champions français des drones

·2 min de lecture

EXCLUSIF - Delta Drone, via sa filiale DPS, accuse son concurrent Azur Drones d'avoir violé un de ses brevets pour développer son système de drone de surveillance autonome Skeyetech. Ce dernier équipe notamment l'usine Orano de la Hague.

C'est une guerre de coulisses d'une violence rare, qui déchire à bas bruit la filière française des drones professionnels. D'un côté, , un des leaders français du secteur (13,4 millions d'euros de chiffre d'affaires), coté sur Euronext et présent en France, en Israël et en Afrique du Sud. De l'autre, le bordelais Azur Drones, . Selon nos informations, DPS, filiale de Delta Drone, a assigné le 7 avril dernier Azur Drones devant le tribunal de Paris pour contrefaçon et violation de brevet sur le système Skeyetech, un système de drones de surveillance autonomes. La société demande le retrait du marché de tous les systèmes Skeyetech installés, l'interdiction de production du produit, et des dommages et intérêts de 2,9 millions d'euros. Quelques jours avant l'assignation, le 1er avril, un huissier mandaté par Delta Drone avait même saisi des fichiers informatiques sur le site d'Azur Drones à Mérignac (Gironde). Dont des codes sources du système Skeyetech.

Pourquoi cette offensive éclair? Dans son assignation du 7 avril, que Challenges a pu consulter, le groupe lyonnais dénonce une "entreprise de siphonnage et d'usurpation de l'invention" de sa filiale DPS par Delta Drone. L'invention en question, c'est un système de drone de surveillance autonome. Ce dernier consiste en un drone de surveillance, une station d'accueil et un logiciel de vol, qui permettent de faire des "levées de doute" sur des sites sensibles. En gros, le drone décolle en cas d'alerte d'un des capteurs du site (caméra, détecteurs...), et se rend automatiquement au point désigné pour en prendre des images. Il revient ensuite automatiquement se poser à son point de départ. Le système évite d'avoir à envoyer un vigile sur place, et permet de ne pas avoir à former des télépilotes de drones, l'engin étant automatique. DPS avait déposé un brevet sur ce procédé en 2018, accordé par l'INPI en juin 2019.

"Siphonnage de notre technologie"

La filiale de Delta Drone estime s'être fait voler le concept par Azur Drones[...]

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