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Guerre Israël/Hamas : passe d’armes entre Antonio Guterres et le ministre israélien Eli Cohen à l’ONU

INTERNATIONAL - Échange particulièrement tendu au Conseil de sécurité de l’ONU. Habitué aux prises de paroles fortes, le patron portugais de l’ONU Antonio Guterres s’est dit, ce mardi 24 octobre à New York, « profondément inquiet » concernant les « violations claires » du droit humanitaire à Gaza lors du Conseil de sécurité dédié à la crise au Proche-Orient.

« Soyons clairs : aucune partie à un conflit armé n’est au-dessus du droit humanitaire international », a-t-il tranché, sans toutefois mentionner Israël dans sa prise de parole. « Pour apaiser cette souffrance immense, faciliter la distribution de l’aide de façon plus sûre, et faciliter la libération des otages, je répète mon appel à un cessez-le-feu humanitaire immédiat », a-t-il ensuite imploré devant les ministres et diplomates de nombreux pays réunis au siège de l’ONU à New York.

Mais au 18e jour de la guerre entre Israël et le Hamas, Eli Cohen, ministre israélien des Affaires étrangères, n’a visiblement pas apprécié ces déclarations du chef des Nations Unies, au point de prendre à partie Antonio Guterres, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

« Ces enfants ont été témoins d’horreurs qui ne peuvent être décrites », a dénoncé Eli Cohen en brandissant les portraits de jeunes otages kidnappés par le Hamas. Et d’interpeller le patron de l’ONU : « Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous ? Sans aucun doute, ce n’est pas le nôtre. »

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« Comment pouvez-vous conclure un accord de cessez-le-feu avec quelqu’un qui a juré de tuer et de détruire votre propre existence », s’est-il ensuite demandé.

Appel à la démission

Peu après, le ministre s’est permis de signaler sur ses réseaux sociaux qu’il ne rencontrerait pas le secrétaire général de l’ONU à l’issue du Conseil de sécurité. « Après le 7 octobre, il n’y a plus de place pour une approche équilibrée. Le Hamas doit être effacé du monde », a-t-il ajouté.

Eli Cohen n’a pas été le seul a ne pas goûter les paroles du Secrétaire général de l’ONU. Sur X (anciennement Twitter), l’ambassadeur israélien à l’ONU Gilad Erdan a dénoncé un « discours choquant » d’Antonio Guterres.

Gilad Erdan a également demandé la démission immédiate d’Antonio Guterres, qu’il a accusé d’être « compréhensif face au terrorisme et aux meurtres » du Hamas.

En revanche, le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a lui dénoncé l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU face aux « massacres (...) perpétrés par Israël ».

« Le Conseil de sécurité a le devoir de les stopper » : « l’échec du Conseil de sécurité est inexcusable », a-t-il lancé lors de son tour de parole, évoquant ici les différents rejets de propositions de résolution réclamant un « cessez-le-feu humanitaire ».

Mais seuls cinq des 15 États membres du Conseil avaient soutenu ce texte russe qui condamnait « toutes les violences contre les civils et tous les actes terroristes », mais ne nommait pas le Hamas, ce qui était inacceptable pour les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Depuis, un deuxième projet de résolution élaborée par le Brésil a été bloqué par un veto américain. Washington avait critiqué ce texte qui ne mentionnait pas le « droit d’Israël à se défendre ». Et ce, alors que 12 pays avaient voté pour.

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