Marchés français ouverture 8 h 12 min

Guerre commerciale : voilà comment la Chine pourrait provoquer un krach mondial !

Dans le cadre de son bras de fer commercial avec les États-Unis, la Chine réfléchirait actuellement aux conséquences que pourrait avoir une dépréciation du yuan (la devise de l’Empire du milieu), envisagée comme moyen de pression vis-à-vis du gouvernement Trump, selon des sources proches du dossier relayées par Bloomberg. Nordine Naam, stratégiste chez Natixis, fait le point sur les risques que ferait peser une telle stratégie sur l’économie et les marchés mondiaux.

Capital : Pourquoi les autorités chinoises envisagent-elles d’orchestrer une dépréciation du yuan, la devise du pays, dans le cadre de leur joute avec Donald Trump sur le front des échanges commerciaux ?

Nordine Naam : Il s’agirait d’un moyen de pression, dans le cadre du bras de fer avec Washington sur la question des échanges commerciaux (les deux superpuissances ont dernièrement donné dans la surenchère, en augmentant progressivement le champ d’application des droits de douane envisagés sur les importations chinoises et américaines, NDLR). L’idée serait qu’un yuan plus faible compenserait l’augmentation des droits de douane appliqués par les Etats-Unis sur les produits chinois. Le problème, c’est qu’une guerre commerciale déboucherait sur une guerre des changes…

>> A lire aussi - Comment profiter du fort potentiel de l’or, porté par les tensions géopolitiques ?

Comment les autorités chinoises pourraient-elles orchestrer une dépréciation du yuan ?

Au cours des dernières années, la banque centrale chinoise est intervenue sur le marché des changes pour limiter la dépréciation du yuan - due aux sorties de capitaux - vis-à-vis des autres grandes devises. Dans le cadre des négociations de Pékin avec Washington sur le front commercial, l’autorité monétaire pourrait un peu moins intervenir, laissant ainsi la porte ouverte à une dépréciation graduelle du yuan. En théorie, Pékin pourrait envisager un autre moyen de pression, à savoir (...) Cliquez ici pour voir la suite