La bourse ferme dans 6 h 17 min

Le groupe de lingerie Lise Charmel en redressement judiciaire après une cyberattaque

Coup dur pour Lise Charmel. Après une cyberattaque massive début novembre, le groupe lyonnais de lingerie haut de gamme, qui ne s'en est vraiment sorti qu'en janvier, a été placé en redressement judiciaire "par protection", selon son directeur général. "Nous nous sommes retrouvés le 8 novembre au matin avec tous nos fichiers, toutes nos données, tous nos postes cryptés en France et à l'étranger. On a été en état de choc pendant plusieurs semaines. C'était terriblement violent", reconnaît Olivier Piquet.

Un logiciel informatique malveillant ("ransomware") "avait pris en otage toutes nos données en échange d'une clé permettant de les déchiffrer", explique à l'AFP le patron de l'entreprise, en confirmant cette mésaventure révélée par le site d'information Salade lyonnaise. Les 1.150 collaborateurs du groupe au niveau mondial - 400 dans la région lyonnaise - "étaient tous bloqués par cette attaque ciblée". Objectif des "ransomwares" : extorquer à une entreprise paralysée une grosse somme d'argent, généralement à payer en monnaie virtuelle pour éviter toute trace.

>> A lire aussi - Victoria's Secret vendu pour 525 millions

"On veut rester discrets mais notre parti pris a été de ne pas payer la rançon et de reconstruire", indique le dirigeant. "C'est pourquoi nous avons sollicité le tribunal de commerce". La mise en redressement judiciaire de toutes les entités françaises du groupe, le 27 février, est avant tout technique : "c'est pour nous mettre à l'abri, nous protéger de toute pression financière alors que nous voulons rattraper notre retard de production et de livraison, aller de l'avant et travailler dans la sérénité". "Tous nos partenaires, producteurs et clients, qui ont formé une super chaîne de solidarité, sont au courant et nous soutiennent", se félicite-t-il.

>> Inscrivez-vous à notre newsletter Entreprises et Marchés

Car ces mois d'arrêt forcé, le temps de redéployer tous les systèmes, ont été difficiles avec "un manque à gagner encore à préciser mais qui se monte

(...) Cliquez ici pour voir la suite

La résidence de services : un investissement pas si tranquille
Une bulle menace-t-elle les SCPI ?
Une chômeuse prend sa conseillère Pôle emploi pour une escroc
Nintendo Switch Animal Crossing : précommandez la console et le jeu en promotion
Le concours de pitch est-il une étape indispensable pour lancer sa start-up ?