La bourse est fermée

Et si le groupe Casino parvenait à s'en sortir ?

Fin septembre, Rallye ne cachait pas son optimisme. La maison mère de Casino a fait savoir qu’elle avait bon espoir de régler ses problèmes de surendettement d'ici fin juin 2020. A cette date, la cascade de holdings (Euris, Finatis, Rallye) de Jean-Charles Naouri pourrait sortir de leur procédure de sauvegarde. Et leur patron respirer un peu mieux. Rallye, donc, s’engage à rembourser intégralement les banquiers comme les petits porteurs… mais seulement à partir de 2022 et sur dix ans ! Et en commençant par ceux qui disposent de garanties, les banquiers. Les petits créanciers passeront après. "Ils sont en train de tordre toute la procédure, c’est terrible pour les actionnaires de Rallye", souffle l’avocate Sophie Vermeille, qui clamait depuis des mois que la maison allait s’écrouler. Si le tribunal valide ce plan, le groupe Casino pourrait dès l’année prochaine repartir de plus belle, mais dans un format fortement allégé.

En gros, la stratégie de Jean-Charles Naouri (JCN) est de se recentrer, en Europe, sur trois activités : la proximité avec Franprix, le premium avec Monoprix et le numérique avec Cdiscount. Hormis sa filiale brésilienne, tout le reste a vocation à être en tout ou partie cédé, comme déjà la branche océan Indien, la restauration collective et surtout les murs des magasins. Mi-octobre, le groupe signait des promesses de vente pour 20 restaurants sous enseignes "A la Bonne Heure" et "Coeur de Blé" ainsi que les murs de 6 restaurants exploités par des franchisés. A cela s’ajoute une grande opération nettoyage, avec la fermeture ou la cession des magasins déficitaires. Soit au dernier décompte plus d'une centaine de fermetures et une cinquantaine de cessions d’hypers ou de supermarchés. "Je fais 30% de croissance en changeant l’enseigne grâce à nos prix plus bas", nous soufflait ainsi récemment Thierry Cotillard, le patron d’Intermarché qui a repris deux Géant. En août dernier, Casino a une nouvelle fois revu à la hausse son plan de cession d’actifs, le portant

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