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Greenpeace ne veut pas de nouvelles "fermes-usines" en France

FRED TANNEAU / AFP

L'ONG environnementale Greenpeace appelle ce mardi à ne plus construire ni agrandir de "fermes-usines" d'élevage, concentrées dans l'ouest de la France, dénonçant un système qui "repousse les limites du possible au détriment du bien-être animal et de la protection de la planète".

Sur la base de données du ministère de la Transition écologique, Greenpeace recense dans une cartographie quelque 3000 "fermes-usines" en France (sur 145.000 exploitations spécialisées dans l'élevage), principalement de volailles et de porcs. Les deux tiers se concentrent dans les régions Bretagne et Pays de la Loire.

Des milliers d'emplacements

L'ONG place sous l'appellation "ferme-usine" les exploitations devant faire l'objet d'une autorisation des services de l'État en raison de leur impact potentiel (Installations classées pour la protection de l'environnement -ICPE- et celles encore soumises à autorisation).

Elles comptent plus de 750 emplacements pour les truies, plus de 40.000 pour les volailles, plus de 400 pour les vaches laitières...

Greenpeace avait publié en 2018 une cartographie semblable, avant de la retirer et de présenter ses excuses: les données fournies à l'époque par le ministère étaient partiellement erronées "puisque certaines fermes étaient présentées comme étant 'soumises à autorisation', alors qu'elles étaient bien en dessous des seuils indiqués pour être ainsi classifiées", avait expliqué plus tard l'association.

L'État n'est toujours pas en mesure de fournir de chiffres précis concernant les ICPE d'élevage soumises à autorisation, déplore Greenpeace.

Une ferme dans l'Oise qui regroupe "plus d'un million de poules pondeuses"

"C'est très préoccupant car cela illustre à quel point les moyens en matière d'administration et de contrôle de ces ICPE sont largement insuffisants par rapport aux enjeux", a dit Suzanne Dalle, chargée de campagne Agriculture de l'ONG.

Greenpeace se garde cette fois de mentionner les noms des exploitants dans sa carte, mais donne les exemples d'une ferme de l'Oise qui regroupe "plus d'un million de poules pondeuses" et d'un élevage porcin de près de 21.000 têtes dans le Finistère (truies en gestation ou allaitantes, porcelets, porcs à l'engraissement).

L'association défend la nécessité d'élever (et donc manger) des animaux "pour l'équilibre de l'agriculture et de la société en général", les déjections du bétail servant d'engrais pour les cultures.

Outre un moratoire sur les ICPE, Greenpeace plaide pour fixer des quotas par région afin de réduire la concentration de la production dans l'ouest.

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Article original publié sur BFMTV.com