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Les grandes écoles révisent leur entre-soi

·2 min de lecture

Le recrutement des élèves dans les meilleurs établissements profite plus que jamais aux classes favorisées. Sciences-Po, secouée par l'affaire Duhamel, HEC et Polytechnique avancent à petits pas vers plus de mixité.

A la rentrée de septembre, une "anomalie" est apparue à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris : la part des étudiantes reçues au concours littéraire A/L a bondi à 78 %, contre 58 % en moyenne au cours des trois dernières années.

En novembre, en quelques jours. Parmi eux, des jeunes issus de milieux modestes exprimaient leur colère d'avoir à payer plus de 10 000 euros pour suivre des cours à distance. Sans succès. Début janvier, la parution du livre de, désormais ex-président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) qui gère l'école de la rue Saint-Guillaume, a sifflé comme une balle en plein cœur de l'élite.

Triple obstacle

Ces initiés partagent petits et grands secrets afin d'obtenir les meilleures formations pour leurs enfants. Des parcours ultra-balisés dont l'Ecole polytechnique constitue l'acmé. En effet,, la plus prestigieuse d'entre elles concentre 92 % d'élèves issus de familles très favorisées (cadres, chefs d'entreprise, professions libérales ou intellectuelles). Ils viennent de lycées d'Ile-de-France pour la majorité alors que les filles, elles, restent très minoritaires. Un triple obstacle, donc, selon l'origine sociale, géographique ou le sexe pour qui veut porter le bicorne. "Ce constat, je l'ai fait depuis un moment, balaie Eric Labaye, le président de l'école Polytechnique. Il faut élargir l'entonnoir en allant informer et inciter dès le collège des jeunes qui s'autocensurent, et en augmentant les places réservées aux étudiants de l'université et des prépas BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre) où les filles sont majoritaires." C'est acté.

Ce savant écrémage prévaut aussi dans les meilleures écoles de commerce."Grâce aux dispositifs d'ouverture sociale mis en place, les boursiers représentent 15 % de nos étudiants contre 5 % en 2005, avance Eloïc Peyrache, le nouveau directeur de l'école. Mais on atteint un plateau. Il faut modifier le concours." Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron [...]

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