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La grande peur de l'inflation

·2 min de lecture

Alimentée par la flambée des matières premières et la crainte d'une surchauffe aux Etats-Unis, la menace inflationniste pèse sur l'activité économique et les marchés financiers. Est-elle fondée ?

Envolée du prix des matières premières essentielles dont le pétrole, de 30 à plus de 100 % sur un an, petit frémissement à la hausse des indices des prix, tensions sur les taux d'intérêt à long terme américains : depuis un bon mois, le spectre d'une spirale inflationniste - façon années 1970 - refait surface, comme les bourgeons au printemps. Ironie de l'histoire, avant le coronavirus nombre d'économistes s'inquiétaient du risque de déflation pendant la pandémie. Et beaucoup cherchaient la lumière de la reprise au bout du tunnel. Aujourd'hui, c'est le virus de l'inflation qui obsède certains d'entre eux. Quel retournement!

A priori, la perspective d'un retour de l'inflation dans une économie mondiale qui a connu son plus grand choc depuis un peu plus d'un demi-siècle paraît logique et saine.

"Toute la question est de savoir s'il s'agit d'un rebond à court terme ou d'un phénomène inflationniste conséquent et durable" , s'interroge Ludovic Subran, chef économiste d'Allianz. Mais alors que la Chine est repartie sur les chapeaux de roue et que les Etats-Unis devraient afficher une croissance de 6,5 % cette année, certains signaux ne sont guère rassurants. Heureuses de voir leurs carnets de commandes se remplir, nombre d'entreprises industrielles occidentales qui se fournissent en Chine - de l'électronique à l'automobile en passant par le BTP - doivent faire face à des hausses de prix conséquentes sur certains composants ou sur les matières premières (lire page 66) .

"L'industrie est le premier secteur à être reparti, constate Bruno Cavalier, économiste à Oddo BHF. Mais les usines n'ont pas été détruites, elles ont juste été fermées. Une fois les goulets d'étranglement résorbés, l'offre s'ajustera à la demande, la tension sur les prix des matières premières et de certains biens industriels devrait retomber." D'ailleurs, les prix à la production chinois (sortie d'usine) sont plutôt orientés à la baisse sur un an (- 1,5 % en mars).

Pourtant, pendant que les industriels s'a[...]

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