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Grand bond en arrière pour l’emploi automobile

·2 min de lecture

Des milliers d'emplois sont disparaître dans l'industrie automobile française.

L’industrie automobile française s’achemine vers une forte hémorragie des emplois. Avec l’électrification, plus de 100 000 postes pourraient être supprimés sur quinze ans, soit la moitié des effectifs, selon l’Observatoire de la métallurgie. La filière risque de "perdre de 15 000 à 35-40 000 emplois dans les deux ans", renchérit Claude Cham, président de la Fiev (Fédération des équipementiers)."L’Europe a fait un choix politique qui entraîne la disparition de pans entiers de l’industrie", constate Luc Chatel, président de la PFA (Plateforme automobile), dans un entretien au Figaro en avril. La Commission européenne doit annoncer en juin ou juillet de nouvelles réductions des rejets de CO2 des véhicules. Un "scénario prévoit une baisse jusqu’à 63%" d’ici à 2030, indique un expert du CCFA (Comité des constructeurs français). Or, pour répondre à ces normes, il faudrait "jusqu’à 50 % de véhicules électriques et 20 % d’hybrides rechargeables", selon les modélisations du cabinet Bipe. La saignée annoncée interviendrait alors que la filière a déjà perdu le tiers de ses effectifs entre 2005 et 2018 (à 205 000 salariés) dans l’Hexagone, à cause de la délocalisation des petits véhicules essence et diesel. Ces citadines aux marges serrées étaient sensibles au coût horaire (38,7 euros en France, contre 14 en Slovaquie, 6,6 en Roumanie). Ce que personne n’avait prévu, c’est qu’en privilégiant fiscalement les petits modèles émettant moins de CO2, la France allait largement obérer les ventes de modèles de gamme supérieure encore assemblés dans l’Hexagone. La production y a du coup chuté des deux tiers en quinze ans. Et l’électrification en cours va aggraver le phénomène. Pourquoi ? Vu leur surcoût, les petits véhicules zéro émission sont aussi sensibles aux coûts salariaux et donc délocalisés (Peugeot e-208, Renault Twingo Electric...). Mais ce n’est pas qu’une question d’assemblage final. Il y a aussi en amont toute une partie mécanique. Or, la France est la "championne du monde [...]

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